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Vie du blog

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 22 octobre 2012

Cet article est dédié à tous ceux qui me lisent et me soutiennent, et qui permettent à ce blog de continuer à vivre, je vous en remercie grandement, n’hésitez pas à m’adresser vos avis et commentaires, tant sur mes livres que le présent blog, et je ne vous remercierai sans doute jamais assez d’en faire la pub autour de vous, alors encore merci à vous tous. PLG

 

Voici le bilan des visites mensuelles :

 

Année 2012 : total => 455

mai = 35 ; juin = 85 ; juillet = 95 ; août = 65 ; septembre = 70 ; octobre = 50 ; novembre = 35 ; décembre = 20

 

Année 2013 : total => 1085

janvier = 35 ; février = 55 ; mars = 45 ; avril = 35 ; mai = 30 ; juin = 90 ; juillet = 100 ; août = 105 ; septembre = 90 ;octobre = 125 ; novembre = 90 ; décembre = 285

 

Année 2014 : total => 3010

janvier = 150 ; février = 140 ; mars = 220 ; avril = 215 ; mai = 670 ; juin = 615 ; juillet = 145 ; août = 105 ; septembre = 205 ; octobre = 215 ; novembre = 170 ; décembre = 160

 

Année 2015 : total =>1407

janvier = 140 ; février = 90 ; mars = 147 ; avril = 177 ; mai = 175 ; juin = 85 ; juillet = 130 ; août = 303 ; septembre = 86 ; octobre = 74

 

Au cumul : 5957 visites.

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Remerciements

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 19 octobre 2012

Angie ma chère et tendre

Ma famille : les Bourdais, Ghezzo et Loiseau

L’ensemble des équipes des Editions Baudelaire & des Editions Velours, et plus particulièrement Monsieur Cédric Maillefert

Monsieur Hervé Hazart de la Caisse d’Epargne d’Ile-de-France

Monsieur Guy Savoy

Monsieur Vayron

Agnès Beaugé – Gilda Ben Zimra – Virginie Bonelle – Céline « LaGrandeDuSud » – Claire David – Frédérique David « Maman » – Kathy Fargeon – Karine Gauthier « Karine Création » – Laëtitia Parelon-Le Fur – Karine Roptin – Véro « Troys Pommes »

Pedro Araujo – Pascal Bataillé – Christian Bligny – Jean-Pierre Capponi – Jean-Marie David – Alexandre Deron – Jean-Louis Destefanis – Pascal Famel – Romuald Gourdon – Grand Pat’ – Edouard Hayaud – Thomas Jakab – Bruno Lesti – David Lezmy - Marian – Laurent Molina – Christian Mouclier – Olivier Parelon – Hervé Pataud « Papa » – Didier Perret - Laurent Poidevin « Lapo » - Bruno Réau « Bubu » – Sergio de la rue Troyon

Marylène & Dany, Laurent Lavoute, Victor, tous les quatre du MM’café

Madame & Monsieur Marie-Claude & Gérard Soustre

Monsieur Laurent Assal

Monsieur Ali Klait

Monsieur Laurent de Vial

Caroline Barbié – Joanna Canivez – Cécile Chauveau – Anne Crozat – Stéphanie Darves – Sabrina Fernandes – Audrey Klein – Stéphanie Latoison – Sophie Lecoustey – Amélie Nadalini – Barbara Obry – Diane Oudin – Joëlle Pérol – Christine Simon-Dinu

Salvatore Antonnucci – Khaled Benaouda – Marc Benzonana – Gilles Bonnet « Gillou » – Vincent Brian – Bertrand Forgues – Thierry Fromond – Thomas Geaufreau – Olivier Hardouin – Laurent Houzet – Laurent Lagozny – Sébastien Mélé – Pascal Mendil – Emmanuel Parent – Cyrille Plumet – Antoine Rident – Bertrand Thuret

Cathy Bornier – Jean-Marie Aubry – Didier Bérard – Alex Bianco – Thomas Bataillard - François John - David Turpin – Olivier Versele

 

Nota : pour palier à ma tête à trous => si j’ai oublié quelqu’un, merci d’avance de m’en faire part, PLG

 

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Etat des ventes

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 17 octobre 2012

Bonjour à tous,

Ce nouvel article va me permettre, une fois de plus, de remercier tous mes lecteurs qui m’aident dans cette aventure littéraire.

Selon les Editions Baudelaire, pour sa première année et ce tout premier roman qu’est LA DERIVE, 48 exemplaires ont été vendus, presqu’un dixième du premier tirage ; pour certains vous vous direz que c’est peu, pour d’autres que ce n’est pas si mal, pour ma part, même si je pense connaître presque la moitié d’entre vous, je trouve cela plutôt encourageant, et pour tout vous avouer, je suis déjà avide de savoir ce que donnera, en septembre prochain, les six premiers mois du second roman D 2R !

Je vous adresse à tous un grand merci, comme vous avez peut-être pu le lire dans autocritique & écriture, ce tome 1 de LA DERIVE n’est pas forcément le plus facile à lire, il m’a permis de vous présenter ma galerie de personnages et mon univers, et je vous demande, une nouvelle fois, de bien vouloir m’adresser quelques lignes sur votre ressenti, quel qu’il soit, même si au fur et à mesure de mes romans j’essaie d’améliorer les défauts que je découvre dans les précédents, j’ai aussi besoin de vos regards et critiques sur mes ouvrages, et puis, si vous en êtes d’accord, je tiens, tout à fait humblement, à vous ajouter dans les remerciements que je publie à chaque fin de livre et dans le présent blog.

Un livre prend naissance par son auteur, et ce sont les lecteurs qui le font vivre, l’un ne va pas sans l’autre, et réciproquement, comme dirait Coluche !

Merci encore à vous tous, et rendez-vous en septembre/octobre pour la suite avec D 2R et cette aventure qui est aussi la vôtre.

Bien cordialement, prenez soin de vous, PLG.

 

Un petit point avec D 2R, au bout d’un an, officiellement 7 exemplaires ont été vendus, selon les retours des Editions Velours, mais il faut prendre en compte les décalages des règlements des libraires et ne pas se formaliser de ce chiffre, d’autant que lors des séances de dédicaces vous avez été 25 à me faire confiance !

Je vous renouvelle donc tous mes remerciements, je reste toujours aussi avide de vos commentaires et critiques, et me tiens à votre disposition pour tout échange.

En attendant, belles et bonnes journées à venir à tous, prenez soin de vous, PLG le 25-04-2014.

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Livre 1 : LA DERIVE adrénaline & sentiments – tome 1

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 15 octobre 2012

Livre 1  :  LA DERIVE   adrénaline & sentiments - tome 1 dans philippe loiseau-ghezzo Image-tome1-LA-DERIVE-1024x769.

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Philippe a tout pour être le plus heureux des hommes, pourtant de sombres pensées le submergent …

Pourquoi décompte-t-il ainsi les jours ?

Quelles peuvent être les contraintes qui le poussent à commettre froidement ces vagues meurtrières ?

Quel trouble et lourd passé le harcèle-t-il à ce point ?

Sa philosophie et son expérience, sa volonté inébranlable et son caractère excessif et extrême l’aideront-ils dans sa quête ?

L’amour le sauvera-t-il quelles que soient les circonstances et les âpres journées qui s’annoncent ?

Quel sera le destin de cet homme tiraillé entre adrénaline et sentiments ?

S’échappera-t-il de cette inexorable dérive pour enfin accéder à la liberté totale de vivre et d’aimer ?

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Copyright 00050212-1 – ISBN 978-2-35508-940-4 – Dépôt légal : 2ème trimestre 2012.

Tome 1 paru aux Editions Baudelaire et à commander dans les Fnac et les librairies (distributeur : Daudin), et sur amazon.fr ou plutôt chapitre.com (délais les plus courts) à partir du 4 juin 2012.

J’ai déjà eu un retour, le 9 juillet 2012, effectivement chapitre.com livre sous 3 à 4 jours, il y a d’ailleurs deux commentaires sur ce livre, n’hésitez pas à en faire autant, merci d’avance.  

J’ai également eu deux autres retours, fin août 2012, de deux lectrices qui ont vu leur exemplaire du tome 1 partir à la dérive par des feuillets qui se sont décollés de la reliure, chose apparemment rarissime selon les Editions Baudelaire, si vous souhaitez récupérer un exemplaire « entier », il vous suffit de retourner le vôtre aux Editions Baudelaire 11 cours Vitton 69452 LYON Cedex 06 qui vous en retournera un neuf accompagné d’un autre ouvrage de leur collection en guise de dédommagement. Pour ma part je suis sincèrement désolé de ce soucis et espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur, en vous en remerciant par avance.

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La dérive…….                |                     ninie                |                     jeudi 5 juillet 2012                                                 Note : 10/10 * * * * *

   C’est un livre passionnant ayant des moments forts en émotions, il y a de la tendresse, de la violence et c’est une histoire qui nous tient en haleine jusqu’au bout avec des rebondissements……….

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La dérive…                    |                     Cyl                   |                     jeudi 5 juillet 2012                                                 Note : 10/10 * * * * *

   La dérive… ou comment l’imagination alimente les obscures méandres de notre réalité.
   C’est un roman qu’il faut absolument découvrir. Il vous agrippera et ne vous lâchera pas jusqu’à la dernière ligne.
   Personnellement j’y ai passé des heures où le sommeil ne me gagnait pas, parfois lorsque l’envie de connaître et comprendre la suite me réveillait…
   Captivant, il y a une dimension philosophique dans ce livre.
   Bref, c’est un LGV, Un Livre à Grande Vitesse à consommer en 1er classe!
   Bonne lecture à tous! 

 

LA DERIVE tome 1                               PF                                      samedi 25 août 2012

  Un premier roman où se mêlent réalité et fiction, évidence et phantasme !
  Un Filou méticuleux, inquiétant, amoureux, pertinent et sans concession qui nous entraîne dans un décompte mêlant éliminations en tout genre, flashback terrible, caféine et tabac à gogo, tout en 
  conservant une passion débordante pour Gilda et la foi dans l’Amitié.
  Le livre m’a happé jusqu’à la dernière page !! Vite la suite …
 
 
 
LA DERIVE tome 1                              AK                                       jeudi 6 septembre 2012
 
  Très bons moments passés sur la plage à lire ton roman plein de cascades et d’amour.
  Merci pour ce plaisir des yeux.
  Et vivement le prochain.
  AK, salariée de Nautila.

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=> extrait – tome 1 / chapitre 1

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 1 octobre 2012

 

 

 

JOUR J – 13

Jeudi 25 mars 2010

 

 

4h20, l’iPhone sonne et me sort de mon sommeil de plomb, ma belle fait un doux ron’pish qui me tenterait bien pour redormir un peu, mais le travail n’attend pas, je me lève et la pierre de l’escalier refroidit mes orteils et ma voute plantaire.

Il ne doit pas faire si chaud que ça dehors, les voitures brillent de la rosée de l’Orge, c’est un début de printemps bien mitigé, vivement que le café finisse de couler pour me réchauffer.

Après mon Aerius et son verre d’eau, un Actimel pour me donner bonne conscience, un Activia pour me réguler, enfin mon café au lait et du miel en guise de sucre qui m’adoucit la gorge en vue de ma 100’s que j’allume en même temps que la bougie aux framboises, tout est bien, malgré la nuit qui tarde à se lever.

Je prépare le petit déj’ de BB sur sa grande assiette ovale, verre d’eau, vitamines, grande tasse de café noir et son petit pichet dito à côté pour atteindre la bonne dose, j’éteins ma cloppe et la lumière de la cuisine, je remonte avec ma petite livraison de douceurs.

Le ron’pish est plus fort que tout à l’heure, heureusement que mes yeux de chat me guident dans le noir de la chambre, j’allume la lampe en papier avec le plateau en équilibre, je me lève, je le pose sur le bord de la baignoire, je fais des doux bisous à BB qui se réveille en sursaut avec malgré tout un grand sourire en enfilant son tee shirt, pause assise, bise sur le front, je file à la régulation de mon corps, puis dentifrice, et eau chaude sur les cheveux pour finir ma douche d’hier soir.

Pantalon en velours gris, chemise Levi’s en jean, un doudou autour du poignet, je quitte la chambre après un tendre baiser, fais dodo mon cœur, je pars avec le plateau.

Je navigue dans la cuisine à la lueur de la bougie, je largue au sous-sol mes affaires sales, puis face à la porte d’entrée, je lace mes chaussures assis sur le pouf, et enfin bagues, bracelet, montre, lunettes, gabardine noire avec mes cloppes et mes cigarillos, les clefs du PT Cruiser de BB dans ma poche, celles de la maison sur porte clef Mont Blanc dans la main, sacoche de pc portable sur l’épaule, sac poubelle et je sors. Un peu humide mais ça va, c’est mieux que cet hiver froid qui vient de se finir, je démarre le PT, sac dans la poubelle, bip qui ouvre le portail silencieusement, je monte en us’cars et pose la sacoche derrière.

13 degrés, 5h11, nouveau bip et je suis la route de Longpont déserte, en roulant je place mes écouteurs pour le phone, pas de radio, il ne faut pas de sons parasites, je dois être à l’écoute, pleinement, les instructions ne sont données qu’une fois, autant être efficace.

5h23, j’arrive sur la A6, 110 faciles avec la boite auto couplée au deux litres qui ronronne gentiment, merci BB d’avoir fait le plein hier en revenant de tes courses, un soucis de moins, je double des camions qui à mon avis polluent bien plus que les vaches, mais bon, pas de politique ce matin.

Quelle ponctualité, sonnerie à 5h30, comme prévu. Bien que rauque genre vieux rocker imbibé d’alcool, la voix est claire : Paris, Gare de Lyon, TGV 6101 à 6h15, quai E, voiture 7, place 48, descendre à Aix en Provence, arrivée à 9h19, suite des instructions à 9h30.

Cool, ça me laissera le temps de boire un café dans la gare, apparemment pas de voiture à prendre, donc un chauffeur m’attendra probablement, ça me fera un peu moins de fatigue que d’habitude.

C’est BB qui en sera contente ce soir, vraiment cool cette journée qui s’annonce.

5h44, zone 3.03, je suis garé, je coupe le ronron avec un petit coup de gaz histoire de remplir le carbu pour le démarrage, je sors, je prend la mallette grise sous le faux plancher dans le coffre, je verrouille et je file vers les ascenseurs, un vrai petit mulet avec mes bagages, la sacoche pour le boulot, le vrai, et la mallette pour la Firme, l’autre, carrément moins officielle, et que je suis le seul à connaître de toute la région parisienne, vu que je suis leur seul libéral purement parisien, ou banlieusard pour être plus précis, même si je suis tout proche de la capitale.

5h56, je retire mes billets avec la saisie des codes fournis par mon boulot de salarié, pour un rendez-vous de chantier tout à fait banal à Gap, qui fera coup double avec je ne sais quoi je ne sais où, surprise surprise.

Une dernière sèche et un capuccino devant le wagon, un p’tit sms pour rassurer ma Doudou qui se rendormira peut être, il fait bon dans la gare.

6h09, assis à la place 58 dans un carré vide, seul bénéfice de démarrer tôt le matin, et puis au moins je vois tous les passagers et je n’ai personne derrière moi d’autre que la cloison, toujours se garantir de ses arrières, avoir une bonne mémoire est essentiel surtout quand on cumule plusieurs fonctions, dans plusieurs univers, et tout ça sur terre, manque de bol y’a pas de science fiction là-dedans, vive la vie et tant pis pour les vilains. Quand j’ai commencé ce job de libéral invisible, je n’ai posé que deux conditions, que toute ma famille soit sous surveillance constante mais très, très discrète, et que mes clients ne soient que de vrais vilains, quels que soient leurs domaines respectifs et leurs actes, simple mais efficace, comme moi, comme d’hab’, et puis l’argent n’est plus un soucis non plus, vu que chaque client me rapporte vingt cinq mille euros, nets d’impôts et intraçables, alors pourquoi se priver, suffit juste d’aimer le travail bien fait et d’être un peu perfectionniste, ça tombe bien je suis scorpion et très pénible avec les détails, tout doit être parfait, faudrait juste que je me l’applique à moi-même un peu plus tout le temps.

Mais bon, je fais avec et je m’en sors pas mal.

6h15, le TGV démarre, je déconnecte l’iPhone pour un iPod, mêmes écouteurs, mais avec les BB Brunes et leur dernier album, toujours aussi rock et aussi cool, je pose mes lunettes, je m’étire comme un félin et je me repose les yeux sous ma main gauche, je m’effondre telle une peluche d’ours tout mou et je m’apaise la tête.

7h37, sms de ma Doudou que j’ai voulu laisser dormir, mais comme d’hab’ elle a juste attendu l’heure de se lever, échanges de biz et de câlins qui ont interrompu Charlie Winston et son Like A Hobo, deuxième passage de l’album.

Dehors les paysages défilent sous un ciel gris et bleu tout juste réveillé, je n’écoute que la musique, sans penser ni réfléchir à rien.

8h45, je viens tout juste de relancer le troisième bis de Charlie, l’iPhone vibre pour un message mais cette fois de Durdur : voiture 6, place 74, retrait avant arrivée Avignon, confirmer OK quand terminé.

Oups, va falloir faire vite, j’ai neuf minutes pour l’aller-retour.

Je laisse mes bagages verrouillés en plan, je traverse le wagon et monte en vitesse ce petit escalier tordu, coup d’œil tout autour, peu de gens, tous endormis, place 74 à quatre mètres, 8h47, j’enlève les écouteurs, j’accélère sans Kick The Bucket.

Deux pièces gris bleuté, cravate bleue électrique sur chemise blanche, tempes grisonnantes, environ 48 ans pour1,83 mètres, tête penchée vers la fenêtre, journal L’Équipe pas fini sur ses genoux, dommage, la tranche de ma main droite vient enfoncer sa carotide et son dernier souffle, avec mon coude qui heurte le dossier et un petit pardon comme si je l’avais heurté, je file vers la cafétéria, déserte, pendant qu’un message annonçant l’arrivée à Avignon en réveille quelques uns, c’était moins une.

8h52, retour à ma place, petit café un peu clair, moi un peu sombre, d’habitude j’ai plus de temps pour préparer, j’aime pas trop les impros, ça laisse trop de place au hasard, même si depuis le temps, j’ai de l’expérience, et souvent de la chance, ne pas abuser avec sa bonne étoile, c’est bien.

En profiter en cas de coup dur c’est mieux.

Le gris bleu ne s’est pas affalé lorsque je suis repassé, j’aurai pu lui renverser mon café dessus pour le redresser au cas où, mais pas d’impolitesse ce matin, j’aime autant. Il a joué, un jour, il a perdu, aujourd’hui. Il faut que j’oublie très vite son visage.

Je vais quitter My Life As A Duck pour m’éclaircir l’esprit et préparer mon débarquement à Aix, p’tits sms à Durdur et à Doudou et étape suivante.

1er envoi : OK ; 2ème envoi : jarriv à Aix, bonn matinée, jtm biz plein.

9h18, j’observe les occupants qui discutent, personne à l’entrée, toujours pas de contrôleurs, il va être temps que je descende, je n’ai pas vu le billet du gris bleu, ça va faire désordre quand ils essaieront de le réveiller, sans regarder de trop près, ce ne sera qu’un arrêt cardiaque de plus dans un TGV de bon matin.

9h19, ponctualité de la SNCF, je descends vers mon café, tranquille.

J’ai décidemment une tête à trous, mes deux acolytes pour le chantier sont venus me chercher, comme lundi dernier, JPC et PF m’attendent et nous partageons un café avant de prendre la route direction Gap, 1h30 et rendez-vous pro, plus une formalité qu’autre chose, c’est bien de pouvoir compter sur de bonnes entreprises, représentées par des gens d’expérience et de confiance. Bon certes, l’un des deux est italien, ça favorise la confiance, malgré toutes les rumeurs des sales bouches, et ceux qui savent que j’en suis la moitié d’un devinent aussi qu’il vaut mieux éviter de me titiller sérieusement sur le sujet, pour rire ou pour le fun ça passe, sinon gare. Je suis juste un peu susceptible.

9h31, on part dans le 4×4 Toy de JPC, discussion normale d’un archi avec deux entrepreneurs sérieux, donc trajet tranquille, la matinée continue de façon paisible, j’oublie avec ce travail le gris bleu qui se rigidifie dans son siège, je gomme son visage et j’attend la suite en parlant planning et approvisionnements, la routine quoi.

Rien de tel que le sourire à l’aurore de ma Doudou et tous mes souvenirs perpétuels d’elle, et avec quelques gens sympas au boulot pour oublier le reste. Sans mon p’tit cœur de BB qu’est Gigi j’aurai sans doute gober les balles que j’adresse à certains, pas que je sois vilain mais ma secrète double vie m’obscurcit parfois les sentiments et le moral, j’ai enfin digéré mon passé, largué mon job d’archi en libéral, dégagé mes faux amis, trouvé ma moitié, mais le poids de ces suppressions de gens inconnus, même s’ils sont fautifs et ont fait du mal à d’autres, et même si je ne suis ni un ange ni un shérif, cela me pèse et je sais depuis hier que la fin est proche.

Mon ancien petit flicaillon devenu chef de brigade spéciale, à la BAT, Curechemod, se rapproche de moi, lentement mais sûrement, je sais par plusieurs sources, internes et externes, qu’il suit ma trace, et que seule la trop grande netteté de certains décès forme ma signature et que sans le vouloir, mon perfectionnisme m’a fait atteindre le sommet de mon art noir.

Seul un homme aussi méticuleux que moi peut me trouver, ma philosophie me trahit : si je peux le faire, tout le monde le peut aussi, et lui encore plus.

Il a promis à ses supérieurs de me débusquer avant la fin de l’année, il tient toujours ses promesses, quel qu’en soit le prix, si je suis très très bon, voir excellent, je peux lui filer entre les doigts, mais pour combien de temps, et à quel prix ? J’ai pris ma décision au feeling il y a un mois et demi, je la valide aujourd’hui, il me reste 13 jours pour finir de monter ma bombinette et exploser mon pire ennemi : le Perf’.

Bon, faut pas perdre de temps, c’est bien beau de penser à deux choses à la fois, l’air de rien, mais je suis déjà à J-13 et il est bientôt 10h56 à l’entrée de Gap.

Sms à BB pour lui dire que nous sommes bien arrivés.

Pas de nouvelles de Durdur, tant mieux, un peu de calme et de normalité dans ce monde de brutes.

Je ne connais pas son nom, c’est lui qui m’a entrainé et formé, son corps est dur comme de l’acier, son esprit aussi, d’où ce surnom bébête pour mon seul intermédiaire auprès de ceux qui m’emploient dans la plus grande illégalité, mais peu importe, personne ne le sait.

Sauf lui et moi. Et sans doute quelques autres comme moi à la Râpée.

Nous ne nous sommes plus revus depuis mon lancement dans ce double monde, mais de temps à autres, nous discutons au tél sans nous voir, il me rassure en me disant que j’ai été son meilleur disciple et que je l’ai largement dépassé, ce sont les seuls instants où sa voix me semble douce, mais comme je ne l’ai jamais vu sourire, je ne suis pas convaincu de sa sincérité, après tout je bosse pour lui puisque je n’ai jamais vu les autres, ceux du dessus, seulement entendu parlé.

Moi je me rassure en jouant mon rôle d’architecte, ou plutôt de chef de projet, en serrant des mains sur les chantiers, en analysant les lieux pour déceler les moindres défauts qui pourraient apparaître aux yeux des futurs utilisateurs, mais ici tout est bien dans l’ensemble, PF fera ce qu’il faut pour les deux trois petites choses à corriger, JPC donne un coup de main à ses gars pour monter son groupe extérieur de clim, posé pour une fois à l’intérieur.

Bref, tout est réglé, 12h35, nous allons déjeuner à La Marmite, à deux cents mètres de là.

Ma poche vibre, sms de Durdur à 12h30, normal les réseaux passent pas dans le local, heureusement que nous sommes sortis, je m’éclipse avec le coup classique du pipi lavage de mains dans le resto.

Moi qui me disait qu’une journée à vingt cinq mille c’était rare, en effet.

Prendre le TGV 5372 à 15h23 à Aix, voiture 15, place 42, retrait du voisin côté fenêtre et descendre à Avignon à 15h43, confirmer OK quand terminé et quand assis place 15 voiture 16 du TGV 6122 au départ à 16h et arrivée Gare de Lyon à 18h41 sans arrêt.

Je le relis plusieurs fois pour bien le mémoriser avant de l’effacer, Durdur est d’une efficacité inébranlable, hormis quelques rares fois sur le timing un peu juste, mais il est trop fort, il réussit à 95% à calquer des contrats sur mes déplacements salariés, je réalise mes deux jobs dans une quasi routine.

Y’a que le psychologique qui parfois est difficile à masquer, pas dehors, mais auprès de BB, c’est elle qui me connaît le mieux, malgré ces mensonges qui transpirent un peu, mais elle respecte quand même mes quelques zones d’ombre.

Je t’aime Gigi, heureusement que tu es là, et les filles aussi.

Je retourne à table en insistant l’air de rien pour qu’on reparte assez tôt pour mon nouveau TGV, celui d’origine était prévu deux heures plus tard, mais ça devrait coller, ça va coller, y’a pas le choix.

Commande rapide, faux-filet à point avec purée de céleri et fagots d’haricots verts, mousse choco surmontée de chantilly inutile, voir sacrilège, café noir avec sucres blanc et brun, addition réglée par PF, le 8 avril prochain, ce sera mon tour de vous inviter pour la pré-réception des travaux, 13h34, on repart, ça devient faisable.

Retour rapide un peu grâce au Coyote de JPC, discussion pro après nos échanges plus perso du déjeuner, les paysages ensoleillés défilent sans ralentir, dernières mises au point et questions-réponses, gare TGV d’Aix en Provence, 15h05, merci, à dans quinze jours, au revoir.

Billet échangé, cigare au bec, Doudou au tél, emplacement repéré pour la voiture 15, tout baigne, je suis en avance et tranquille, 15h09.

Le surplus de trois euros par carte bleue pour le billet ne me trahira pas plus que mon billet lui-même, mais je dois commencer à semer des traces contre le Perf’ à l’intention de mon cher Cur’mod, tout à l’heure avec mon futur ex voisin.

Je t’aime mon cœur, j’ai réussit à prendre un TGV deux heures plus tôt, il arrive, je t’appelle quand je suis à Avignon, dans vingt cinq minutes, biz  tt plein et tt partout.

Voiture 15, place 42 côté couloir, le ciel est gris, mon voisin aussi, 15h24, on roule en longeant les reliefs provençaux, c’est joli ces petites touffes jaunes sur fonds de buissons verts sombres, parsemés de tas de pierres brunes claires à foncées, le TGV accélère, moi pas, c’est du gâteau, surtout avec mon dernier gadget roumain, fait sur mesure en pièce unique, que j’ai eu tout le loisir de dissimuler dans ma poche intérieure gauche de gabardine.

J’ai le temps, pas besoin de l’enlever pour vingt minutes avant de descendre, en plus le brut de décoffrage en complet noir et chemise blanche à fines rayures noires vient de baisser ses paupières après le retrait de ses lunettes en écailles, drôle de goût, mais bon, il est rouquin, au moins1,95 mètre, 130 kilos, son bras gauche est collé à mon épaule droite, trop facile.

Bizarre tout de même ce type avec Berlutti aux pieds, boutons de manchettes et montre Emporio Armani tout en or, le Times et l’Herald devant lui, et tout ça en seconde classe, c’est pas clair, sans doute un incognito, à ses yeux.

Pas aux miens.

15h40, je tousse un peu, deux fois de suite, il meurt sans sursaut avec juste un petit pock de la tête qui vient de basculer de dix centimètres à droite en touchant la vitre, rien de plus, vraiment trop simple.

15h41 sms : OK. 15h43 arrivée en gare d’Avignon, 17 minutes d’attente pour décompresser, la douce voix de mon BB pour revenir sur terre, avec amour.

15h45 l’anglo-irlandais je ne sais d’où file vers Lyon, moi nouveau cigare, coup d’œil sur les panneaux, deux trois paroles prises au vol, pas besoin de changer de quai, toujours la voie 4, mais pour le train de Paris de 16h, ma voiture est à l’autre bout, je marche tranquillement, toujours avec la nonchalance d’un mulet bien chargé, un cadavre de plus dans l’esprit, et le sourire de Gigi qui transpire dans le téléphone, joie et réconfort, calme et amour, que demander de plus. Juste quelques zones mémoire à effacer, c’est tout.

15h58, le TGV 6122 arrive. 16h02, j’ai repéré la place 15, mais comme ce matin je m’installe au fond, place 53, côté fenêtre, dos à la cloison, mes yeux ont regardé chaque passager déjà assis, et tous ceux qui sont venus s’installer depuis le départ, observation ok, 16h10 sms : en place.

Je reprends mon iPod avec l’album Parachutes de Coldplay, je recharge l’iPhone sur mon pc portable, je me calme.

J’attendais ce jour avec l’espoir de tester en vrai mon nouveau lanceur, c’est chose faite, et parfaitement qui plus est.

Extérieurement, c’est un iPhone standard avec sa coque arrière noire, ses boutons et prises que tout le monde connait, intérieurement, ce n’est plus Apple, c’est mon invention qui est installée dedans, un lanceur d’aiguilles à gaz, un des trous de micros en dessous est la sortie de ces très fines aiguilles, si fines qu’elles traversent sans peine plusieurs couches de tissus avant de pénétrer la peau en ne laissant après leur passage qu’un trou à peine plus perceptible qu’un pore, il faut de l’adresse et une bonne connaissance de l’anatomie humaine pour traverser le cœur et l’éteindre avec le choc de l’impact, la prise casque permet de le recharger en gaz sous pression, indémontable, il dissimule une centaine de projectiles.

Deux suffisent pour une mort rapide et indécelable, et évidemment elles se dissolvent après 20 minutes de contact dans n’importe quel liquide humain.

C’est ma plus belle réussite, elle m’a coûté dix sept mille euros de prototypes, mises au point et réalisation, très jolie signature pour préparer ma retraite.

Oui, et six intervenants roumains et russes qu’il m’a fallu supprimer pour que cela reste secret et inconnu de tous, certes, mais je les avais choisi sans famille.

Comme je l’ai entendu dans le Léon de Luc Besson : ni femme ni enfant, c’est la règle, pour moi c’est pareil, sauf que là, c’est pas un film.

18h39, j’arrive à la Gare de Lyon à Paris, après midi bien tranquille en musique, chouette.

18h43 appel de Doudou, biz tt partout mon ange.

Je règle mon ticket de parking, je file jusqu’au troisième sous-sol par l’escalier, il est en métal, c’est bien, je peux entendre et deviner si je suis suivi, et par quel genre de bipède. Et oui, toujours surveiller ses arrières.

Je retrouve le PT, j’en fais le tour, au cas où, et je sors du parking, l’esprit tranquille, 18h56, Durdur sans suite.

Avenue Daumesnil, quai de Bercy, périph’, A6, au loin bouchée, je bifurque par la N20, sortie La Ville du Bois, ronds points et plateau désert avant Villiers sur Orge, puis la gare de Sainte Ge, route de Longpont, retour à la maison, bip, je me gare, rebip, portail fermé, paquet de bisous à ma belle, tout est calme, 19h47, la journée se termine, cool, cheese-cake en vue, mais avant, un bon café au lait maison, avec expresso et lait tout plein de mousse, petit Panther Dessert, je regarde mon BB, elle a toujours le sourire, plein de douceur et de tendresse, je l’aime, comme jamais personne avant.

Attendre d’avoir 40 ans avec plus de maturité et de sagesse, malgré mon foutu caractère de râleur invétéré, et là, sans crier gare, l’amour, tout plein, tout entier, et même nos dix ans de différence ne sont rien, le bonheur est bien présent. Même si les filles ne sont pas mes bios, je les considère comme telles, malgré leurs premières vingtaines d’années loupées, où j’étais à me chercher et à digérer mon passé.

J’allume un second cigare, pour profiter de ce moment de calme et de chaleur, une goulée de caf’, même si mes yeux ne sont peut être pas toujours aussi tendres que je le voudrais, je t’aime mon ‘tit cœur de sourite.

Oups, l’iPhone vibre au fond de ma poche de survêt, je me réfugie près de la piscine pour échapper à la vigilance de BB, j’ai bien fait, Durdur m’envoie un sms : vas sur Hotmail avant demain matin, bonne nuit.

C’est rare qu’il me contacte le soir, quand il sait que je suis à la maison, va y avoir du grabuge demain ! J’ai effectivement intérêt à plonger dans une nuit de bûche, mais avant, un petit tour sur internénet.

Comme d’hab’, je fais mes comptes sur mon tableau Excel, pour séparer mes souches de CB que je prépare pour ma note de frais, s’ils savaient comme je m’en talque de leurs petits papiers à trois sous, quand je vois ce que j’emmagasine en une journée avec mes retraits vitaux, beurk, quels sales mots à bien y penser.

J’invite BB à surfer sur venteprivée.com, comme d’hab’ elle veut rien et préfère que je m’offre de jolies choses, mais elle me fait tellement de petits cadeaux tout le temps que les tiroirs et les placards débordent de partout, tant pis, je ne suis pas en reste, je lui rends la pareille de bon cœur, jtm.

Oh oh, une jolie petite montre Esprit et hop, quelques clics plus tard, la commande est passée, elle sera mienne selon le bon vouloir des préparateurs et de la poste.

Gigi retourne sur le canapé, avec son café noir, moi je parcours ma messagerie Hotmail, gasp, il est bien lourd ton fichier Durdur, je me le transfère via ma boite pro sur mon iPhone, une fois décompressé et décrypté, ça ira pour demain mais pas question de manger de la nourriture, ce sera plutôt des humains, un trio à cent mille, waouh, chauds les marrons.

12h20, Paris 17, villa Aublet, porte bleue, code 45B13, 2ème étage droite, Matiaf ouvrira après 2-1-2 coups et « Gaspard », habits standards, arme sera fournie, retraits x3 à 12h45, retour buro à 13h20, TET.

Putain, pourrait faire des efforts quand il écrit, je demande pas un roman, mais quand même, ce langage façon sms m’énerve, « ça m’énerve » comme dit la chanson, fais chier Durdur, en plus il sait très bien que j’aime pas bosser avec Matiaf, cet espèce d’emplâtré antisocial, pardon Trust, avec son accent de tortellini plein les dents et sa face de deux profils collés, à part ouvrir une porte blindée sans bruit et cloper ses gitanes qui puent, il est pas bon à grand’chose ce mollusque, tant pis, je vais pas cracher sur cent mille.

De toutes façons je ne peux pas, et puis je n’ai plus que douze jours à tenir, et bientôt le week end, alors sois cool l’oiseau et ferme ton bec.

21h49, pc arrêté et débranché, je fume un nouveau puant, je finis mon caf’ et je rejoins BB, je vais te réchauffer mon cœur.

23h14, après une bonne douche, parfum, câlin bisous, extinction des feux.

Gigi est levée comme moi depuis trop tôt ce matin.

On s’endort comme deux merdes, c’est elle qui dit souvent ça, elle a pris plusieurs de mes expressions fétiches, mais je n’en suis pas très fier, je sais parler mais j’aime bien ces débordements de langage, et puis elles font aussi partie de moi, c’est pas maintenant que je vais me renier, c’est un peu tard, on peut se corriger pour se changer soi-même mais il faut le vouloir, moi pas, j’espère juste continuer à me calmer et à m’adoucir à ses côtés, elle m’apporte tout le calme et la tendresse après lesquelles j’ai toujours couru, et surtout l’amour à deux, jusqu’à présent j’étais un peu trop tout seul dans mon couple avec les autres femmes, j’avais jamais réussi à suffisamment me découvrir et m’ouvrir à elles, alors ça s’est toujours terminé en coup de poing, à tout larguer et à déménager, une fois de plus à chaque fois.

J’ai déroger à ma règle, elle était une cliente quand j’étais libéral, et lors d’un rendez-vous pour finaliser nos accords d’honoraires sur son projet d’aménagement d’un immeuble à Bray sur Seine dans le 77, nous nous sommes retrouvés à Paris-Bercy, à Saint Emilion, et d’un simple déjeuner, nous sommes restés à discuter tout l’après-midi en regardant passer les cons, du haut de notre balcon, non ce n’est pas tout à fait ça, en fait à la sortie du restaurant italien, on a été s’installer à la terrasse de Nicolas pour boire un autre café, le temps est passé, vite, mais tranquillement, comme si on se connaissait depuis toujours.

Il faisait beau, c’était calme, je ne me voyais pas la laisser rentrer toute seule par le RER, alors je l’ai raccompagné chez elle, à Sainte Geneviève des Bois, elle m’a invité à diner, simplement, et nous ne nous sommes plus quittés.

J’ai donné mon préavis pour le deux pièces que je louais à Pontoise, dans le 95, j’ai préparé mes cartons, une fois de plus, et le week end suivant j’emménageais chez elle.

Niveau travail ça ne me posait pas de problèmes, étant libéral, mes pc et tout mon matos m’ont suivi, dossiers, fringues et quelques rares objets, tout le reste a fini dans des cartons, histoire aussi de tourner la page d’avant.

Quelques uns ont été stockés à Fresnes chez ma mère, les autres chez Shurgard, même ville, de l’autre côté du stade.

Depuis nous sommes ensemble à Sainte Ge, dans la maison qu’elle a fait construire, jolie et plein de bon goût.

Je ne me sens pas vraiment chez moi, parce que je n’ai participé en rien à l’achat du terrain et à la construction, ni aux plans ni à rien.

J’ai eu du mal à m’y faire, mais petit à petit, l’oiseau fait son nid, j’ai trouvé mes marques, doucement, et puis de toutes façons tout ce qui compte pour moi c’est qu’on soit ensemble, tout le temps, ad vitam.

Comme je dis souvent le reste ce n’est que littérature, et tout ce qui est matériel, je m’en fous, j’aime bien les montres, les instruments de musique et les voitures, mais bon peu m’importe leur nombre, j’achète et je revends quand j’en ai marre, ou alors je stocke dans un coin, ou dans un carton, c’est tout.

Mais bref comme disait Pépin, le principal n’est pas là, je suis bien et je me sens moi avec BB, où que ce soit.

Je ne regrette rien, j’espère que toi non plus mon bel ange.

Tu as l’air paisible, pour le peu que je devine de ton visage à la lueur du réveil, mais ton souffle est régulier et calme, ta tête blottie et ton corps recroquevillé tout contre le mien, tout est bien, je t’aime.

Bon dodo mon cœur, que la nuit te soit douce et belle, avec plein de rêves de nous, je t’aime.

J’ai toujours espéré vivre ça une fois, je l’ai cherché, souhaité, mais à chaque fois je me suis planté, et c’est quand je me suis découragé et plongé dans le travail que c’est arrivé, sans crier gare, simplement.

C’était une très belle journée, et depuis, chaque moment ensemble me permet de me reconstituer, de tenir bon autant face à mes souvenirs qu’à mes deux activités, tout roule, grâce à toi, grâce à nous.

La vie est belle maintenant, bientôt je n’aurai plus besoin de mentir et mes deux jobs seront loin, comme beaucoup de choses.

Allez, arrêtes de penser gros sac, demain ça va être du costaud en barre, pas question de décevoir Durdur et compagnie.

D’un bon repos vient une concentration sans faille, alors les sentiments ce sera pour après. Moi aussi je m’endors, avec plein de ron’pish.

 

Copyright © 00050212-1 LA DERIVE adrénaline & sentiments PLG 24/06/2011

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