Biographie

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 1 décembre 2012

Biographie dans philippe loiseau-ghezzo Image-pr-biblio-1024x768Malgré des tas de projets de livres, j’ai baissé la tête dans le guidon pour mon travail d’architecte pendant une vingtaine d’années, sans prendre le temps de me poser, de prendre du recul, et par dessus tout d’aimer.

Depuis ma rencontre avec BB, toute à fait réelle, j’ai enfin pris conscience que bâtir une vie privée était primordial et que la maturité aidant, je devais faire les bons choix.

Salarié depuis novembre 2008 j’ai découvert les congés payés et les RTT, pendant lesquels nous avons exploré de nouveaux paysages qui ont rempli nos rêves, et dans ma petite tête, ont fait ressurgir mes envies d’écrire.

Fortement soutenu et encouragé par BB, j’ai réussi à aller au bout de ce premier roman : LA DERIVE  adrénaline & sentiments, devenu l’étincelle de ceux qui suivent … ( D 2R ; LE YETI & son ami ; A LA FIN … ; ET LES NUAGES ? ; L’HOMME INVISIBLE ; Ψ.R ; LE TOSHINRI )

Une aventure qui démarre avec les Editions Baudelaire et se poursuit également avec les Editions Velours, ce sont des éditeurs spécialisés en nouveaux auteurs et outre leurs distributions respectives, comme tous premiers romans c’est surtout le bouche à oreilles des lecteurs qui feront perdurer mes élucubrations littéraires, donc d’avance un grand merci à tous ceux qui m’apporteront leur soutien, et peut-être aussi leur patience et leur indulgence quant à me lire !  ;-)

Raconter des histoires où les héros ne sont pas seuls, où l’amour et l’amitié sont les plus forts, où malgré les circonstances il est possible d’aimer, et à défaut de le dire de vive voix, au moins d’essayer de le montrer.

Transformer des peines passées en véritables émotions, tenter au travers de ces quêtes de retrouver les valeurs essentielles qui nous permettent d’être nous-mêmes, de nous poser des questions simples, sans forcément atteindre des sommets philosophiques, de se libérer de bien des entraves, qu’elles soient dues au passé, aux manques, aux déceptions, aux espoirs perdus, au peu de confiance en soi, et à ses propres défauts.

VIVRE EN ECRIVANT, ET VOUS EMMENER AVEC MOI, AU LOIN.

N’hésitez pas à venir me retrouver sur Facebook : Philippe Loiseau (icone avec l’image de la bio).

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Autocritique & écriture

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 22 novembre 2012

Je tiens à vous présenter l’autocritique que je fais de mes livres, au fur et à mesure de leur écriture, afin de vous expliquer ma méthode de travail, et peut-être, vous aider à choisir le premier livre que vous aimeriez découvrir.

Même si le style d’écriture ne varie pas, dans sa façon de noyer les dialogues avec le texte sans les habituels guillemets, mise à la ligne, tirets etc, et l’emploi de certains mots, expressions et « tics » qui me sont propres, soit en référence à des discussions entre amis, des phrases connues de Coluche, des clins d’œil à des personnes rencontrées ici ou là, c’est essentiellement sur la structure même des ouvrages que je travaille le plus.

Comme beaucoup d’entre vous, je lis soit dans les transports (train, avion, bus et métro), soit dans les cafés ou bien à la maison. Hormis dans le dernier cas où c’est le plus facile, j’aime bien pouvoir m’arrêter dans un livre à la fin d’un chapitre et ce n’est pas toujours aussi simple quand ceux-ci sont trop longs !

Mon premier roman LA DERIVE en est l’exemple, et plus particulièrement le tome 1 où s’enchainent des chapitres tantôt réguliers et homogènes d’une vingtaine de pages et d’un coup sans prévenir on se retrouve plongé dans un chapitre qui n’en finit pas de ses 60 ou 80 pages ! Même si pour ceux-là la longueur et la lenteur de leur contenu étaient voulues, lors des multiples relectures que j’en ai fait, c’est vrai que cela m’a gêné quant à en interrompre la lecture.

Consciemment ou pas, le tome 2 est mieux construit en terme de régularité dans les chapitres, même s’ils sont tous encore assez longs. Il y a une petite évolution dans la construction mais insuffisante à mes yeux, aussi, dès que le plan de mon second roman D 2R a été bouclé, j’ai immédiatement inséré comme seconde phase d’écriture le découpage de l’histoire.

Cette fois, au lieu d’une succession, presque sans fin, des chapitres, D 2R est composé de trois parties, les deux premières constituées de 9 chapitres, la troisième de 12, et pour ne pas changer, à la fin du roman un court épilogue. En plus de ce découpage précis, je me suis imposé un certain nombre de pages pour chaque chapitre, afin de rendre l’ensemble plus homogène en terme de rythme de lecture, en augmentant faiblement le nombre de pages par chapitre d’une partie à l’autre.

Résultat des courses : D 2R est très facile à lire, même si personnellement je le trouve presque trop rapide à lire, mais je ne suis peut-être pas assez objectif pour avoir le recul nécessaire ! Malgré la constance des chapitres et de leurs épaisseurs, cela n’empêche en rien de moduler les rythmes dans l’histoire, autant en terme d’action, de lenteur, d’émotions, de moments tendres, durs ou rigolos, de textes purs et de dialogues, bref, tout ce qui permet aux personnages de prendre vie et d’évoluer sous nos yeux sous les traits et les images propres à chaque lecteur …

De toute façon, il est clair aujourd’hui, de mon point de vue, que de se faire connaître comme nouvel auteur par un premier ouvrage en deux tomes n’est pas un très bon choix, de surcroît aussi parce qu’un tout premier roman, en général, contient énormément d’éléments personnels de l’auteur et qu’il est forcément davantage écrit au feeling qu’en terme de construction !

Arrivé à ce stade, il est vrai que j’attend aussi et avec une grande impatience vos avis sur ces deux premiers romans, tout en sachant que le tome 2 de LA DERIVE ne sera disponible qu’au premier semestre 2014, et qu’à ce jour, malheureusement, vous ne disposez que de la partie la plus lourde et parfois difficile à lire de ce premier roman, toutefois, il semblerait, pour ceux qui ont suivi mon conseil, que D 2R donne envie de découvrir ce qui s’est passé avant, dans LA DERIVE …

Mes romans se suivent en terme de chronologie dans le temps, mais chacun raconte une histoire indépendante, où seuls quelques éléments font référence à des événements passés, des personnages que l’on peut retrouver, et où des tranches de vie de certains personnages viennent compléter ce qu’on aura pu découvrir dans le ou les romans précédents.

LA DERIVE tome 1 : un thriller où l’on découvre le Perf’ dans un univers tantôt officiel, tantôt officieux et tantôt privé, un anti-héros affublé de toute une galerie de personnages, aux caractères aussi tranchés qu’attachants. Au fil de ses différentes activités se déroulent ses états d’âme, ses pensées les plus heureuses comme les plus sombres, ses amours et ses amitiés, son passé et les origines de sa profession secrète …

LA DERIVE tome 2 : où le Perf’ se retrouve de nouveau dans une situation et un état de pure vengeance et où il va exercer 24h/24 toutes les facettes de son art développé dans l’ombre à la Râpée dans une course contre la montre …

D 2R : un pur polar avec un jeune flic et son équipe chargés de débusquer un tueur en série insaisissable, et quand l’enquête semble sans issue, où ils vont croiser une équipe de vieux briscards, habitués jusqu’à présent à ne travailler que dans l’ombre des circuits officiels, le mélange de ces deux équipes va former une parfaite alchimie où ténacité et amitié vont se confondre. Avec en bonus quelques compléments sur le passé d’un certain trio fou …

LE YETI & son ami : où l’on retrouve l’équipe de la Râpée, sans le Perf’, chargée d’une mission officielle et pleine de reconnaissance auprès de l’instance la plus élevée, et qui, en quelques heures tourne au cauchemar. De nouveau avec quelques compléments sur le passé de certains vieux que l’on connait bien. Et où l’ultime recours est inattendu, avec une fin lente et inexorable dans un lieu bien éloigné du point de départ …

(construction en six parties, 3ières en forme d’entonnoir, 3 suivantes aussi ; chaque partie étant composée de 12 chapitres de 6 pages chacun, sans aucune variation).

A LA FIN … : travail poussé à l’extrême sur sa structure, je vous en dirai plus long quand celui-ci sera terminé, il est en cours d’écriture …

 

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Hommage à Bubu

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 20 novembre 2012

En hommage à « Bubu » Bruno Réau

 

 

« Dans ces mondes souvent étranges, violents et trop rapides,

Où la plupart des êtres croisés sont méchants, bêtes et stupides,

 

Il arrive, aux plus chanceux, de rencontrer, aux hasards de la vie,

Celui qui incarne un Prince, dans le Royaume des meilleurs amis,

 

Sans forcément faire preuve de longues tirades et de grands mots,

Tes doux regards et tes tendres sourires savent nous rendre beaux,

 

Tes zénitude et coolitude percent toutes les brumes et sombres voiles,

Pour graver tout au fond de nos cœurs et âmes la plus belle des toiles,

 

Semblable au plus délicat et finement tracé de tous les tatouages,

C’est aussi la plus douce cicatrice qui nous aide à traverser les âges,

 

Et même si nos larmes nous envahissent de ressentir ton absence,

Elles se transforment en joie dès qu’elles reconstruisent ta présence,

 

Nous naissons tous pour mourir, plus ou moins tôt, un jour ou l’autre,

Et ceux qui restent ne sont jamais prêts à accepter ce départ de l’autre,

 

Mais ce sont tous ces jolis souvenirs que tu nous laisses, indélébiles,

Qui nous empêcheront de finir, comme la plupart de tous ces imbéciles,

 

Qui ne goûteront pas toute la valeur de la vie et les bienfaits de l’amitié,

Au contraire de toi, Bubu, qui nous en a toujours donné, sans compter,

 

Où que tu sois désormais, chaque 21 juillet sera notre Noël de « Bubu »,

Et notre tablée, honorant ton souvenir, trinquera ses choppes, émue. »

 

 

Extrait du Grand Livre Hydromel, rédigé par ses frères d’armes :

Passage tiré de « Morkhosites un jour, Morkhosites toujours »,

Sous-titré : « Bubu Prince du Royaume des meilleurs amis ».

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Hommage à P’tite Mam

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 18 novembre 2012

En hommage à « P’tite Mam » Éliane Loiseau

  

À la veille de la première guerre mondiale,

Là-bas en Italie, tout à côté de Venise,

La ville des amoureux et ses mille ponts,

Naissait en octobre 1912, Piero Ghezzo,

Plus jeune professeur de peinture de l’Academia,

Futur artiste peintre, décorateur et architecte.

 

En pleine seconde guerre mondiale, en France,

À Saumur, une ville des bords de la Loire,

Voisine de l’Abbaye de Fontevrault,

Naissait en mai 1943, Éliane Loiseau,

Toute menue, élevée au lait de chèvre, brillante,

Future comptable, assistante puis secrétaire de direction.

 

Après le maquis, et le début d’une première famille,

Qu’il abandonne malgré deux petits enfants,

Piero quitte l’Italie pour la France, et surtout Paris,

Il va fonder une seconde famille, au Perreux,

Il aura une fille, s’entoure de ses livres et peintures,

Et réalise plusieurs projets à Paris et en Banlieue.

 

Après de belles et rapides études, Éliane, la littéraire,

Lit beaucoup pour se reposer des chiffres de la compta,

Elle construit son expérience dans de grandes maisons,

De Cholet à Angers, elle grimpe les échelons, vite,

Ses rêves aussi, et avec sa meilleure amie, Claudette,

Elles décident de monter à Paris, en pleines années 60’.

 

 

Piero, l’érudit, lit de plus en plus, peint et écrit,

Il buche la philosophie, la psychanalyse et l’histoire,

Il prépare en secret son entrée chez les Francs-Maçons,

Son passé le rattrape, en la personne de son fils,

Paolo, un jeune peintre qui rêve d’architectures,

Qui est venu jusqu’à Paris pour retrouver son père.

 

Éliane enchaîne les emplois et les grades,

Volontaire et déterminée elle ne cesse d’évoluer,

Elle est exigeante et sait faire payer ses qualités,

Elle retrouve sa tante parisienne et son fils, Thérèse et Jo,

Ils sortent presque tous les soirs, concerts et cinémas,

Théâtres et restaurants, ce sont des années fastes.

 

Piero, fidèle à ses origines, travaille avec des Ritals,

Dont notamment, du côté de la Place de la République,

Avec cette boite familiale de maçons, plâtriers et carreleurs,

Où Éliane vient d’arriver, il y a quelques semaines déjà,

Embauchée en tant qu’assistante de direction, et au bureau,

Ils se croisent … et Cupidon décoche ses flèches.

 

Piero quitte tout, une nouvelle fois, pour vivre à Paris,

Avec Éliane, dans son petit studio, non loin de la Répu’,

Tantôt avec Claudette et Jean, tantôt avec Thérèse et Jo,

Ils sortent beaucoup, s’aiment et bâtissent ensemble

De grands projets pour aller vivre en bord de Loire, au vert,

Loin des bruits de la ville, jusqu’à ce que …

 

L’inespéré ne se produise, après deux années infructueuses,

Voilà qu’arrive contre toute attente le fruit de tout leur amour,

Ce futur petit coquin qui naît en octobre 1967, à Paris,

Un scorpion, au grand damne de son père balance,

Pendant que les travaux se terminent dans leur futur logement,

À Fresnes, en proche banlieue, au lieu de Denfert-Rochereau.

 

Piero a 55 ans, Éliane 24, ils vivent un grand bonheur

Et un amour parfait, en tous points, ce sont de belles années

Qui graveront en eux leurs plus beaux souvenirs, durant 4 ans,

Puis le temps s’assombrit et passe trop vite, bien malgré eux,

Les décès se succèdent, chaque année, Raoul le mari de Thérèse,

Puis Claudette sa meilleure amie, et Piero, l’amour de sa vie.

 

1974, la pire année pour elle, Éliane n’a que 31 ans,

Malgré son fils qui a maintenant 7 ans, elle se sent seule

Dans cette banlieue sans vie, triste et face aux champs,

En ce début de sombre printemps, Philippe changera d’école,

Ce sera plus facile pour le récupérer le soir après le travail,

De petit ange taquin il devient solitaire et agressif, chacun s’isole.

 

Même si Philippe est conscient de la situation, il la subit

Sans pouvoir apporter d’aide et ses besoins de tendresse

S’amplifient et restent inassouvis, Éliane déteste les câlins,

Sans aucun autre choix et pour s’en sortir seule, avec fierté,

Elle occupera deux emplois parallèles, un au bureau, le jour,

L’autre la nuit, à la maison, ils ne se voient que lors des repas.

 

Éliane tient bon, surtout pour son fils, quoiqu’il arrive,

Elle réglera toutes les dettes, finira de payer l’appartement,

Trouvera une place à Arcueil, très bien payée, qui les mettra

A l’abri de tout, mais le temps passe sans guérir les plaies,

Éliane fume beaucoup et continue à boire régulièrement,

Seule dans son fauteuil, le soir, en écoutant de l’opéra.

 

Leurs seuls moments ensemble sont les dictées du dimanche,

Quelques fois une toile au cinéma, un repas chez Thérèse,

Le petit joue souvent seul, avec des bouts de rien,

Il détruit ses jouets, le plus souvent, et s’isole dans le bureau

Où il sent parfois encore la peinture à l’huile de Piero,

Il a peu de souvenirs de lui, et trop jeune pour lire ses livres.

 

Éliane ne peut l’aider qu’en français, il est très doué,

Un peu trop même, il finit avant les autres et fait le tour des

Tables pour aider les autres, TB partout sauf en conduite,

Elle est convoquée presque tous les samedis à l’école mais

Elle ne le dispute pas, il est tellement renfermé sur lui-même,

Et si bagarreur dès qu’on parle de son père ou de l’Italie !

 

Éliane l’inscrira à beaucoup de sports, seul le judo le calme,

Et leurs promenades à la Roseraie de l’Hay-les-Roses,

Les grandes marches autour du lac du Parc de Sceaux,

Ainsi que tous les mois de juillet en colonie de vacances,

Et par-dessus tout, ses séjours à la campagne chez ses grands-

Parents à la Ferme, auprès de son Papy, un grand homme.

  

Auprès de lui, le petit fera le plein de tendresse, chaque été,

Comme une délivrance de l’année passée avec ses peines,

Ses manques et ses questions qu’il réfrène en lui,

Il apprend les valeurs humaines et de la terre, simplement,

Son grand-père, un homme fort, silencieux et renfermé,

Partage avec son plus petit-fils de doux et chauds silences.

 

Éliane ne se console pas de son chagrin, sans en parler,

Sans le partager avec quiconque, un peu comme son père,

Elle redevient un chat sauvage que les autres n’intéressent pas,

Elle lâche prise au fil des années qui passent, elle se rend

Hermétique à toutes émotions et s’abandonne à l’alcool,

Chaque soir, seule, pour oublier ce qu’est sa vie, ou pour la nier.

 

Éliane est dure avec son fils pour le pousser toujours plus haut,

Pour qu’il devienne fort en tout, au détriment des sentiments,

Elle lui inculque des phrases amères, mais réalistes,

Qui le forgeront jusqu’à ses vingt ans, quand il quittera Fresnes,

Il est salarié à plein temps et en école d’archi, façon touriste,

Apprenant toutes les bases en agence, il réussit et fonce.

 

Il accumulera les erreurs de jeunesse mais rien ne l’arrête,

Il ne veut que des amis, pas de copains, ça ne sert à rien,

Et même les amis, de toutes façons ils s’en iront au moindre

Vent contraire, dixit Éliane quand Piero est décédé …

Philippe est dur et perfectionniste, les journées de 24 heures

Sont trop courtes et il brûle sa jeunesse, sans tendresse.

  

Éliane l’a prévenu, pour son mariage, pour son divorce,

Mais elle est toujours présente, et Fresnes est son refuge,

Comme pour lui qu’elle accueille à chaque déception,

Ils se parlent peu en terme de sentiments, le fossé et les manques

Sont désormais trop grands, insurmontables pour eux deux,

Ils vivent en parallèle, sans jamais se dire je t’aime.

 

Les années continuent de passer et de les opposer,

Chacun avec leur détresse, leurs manques, leurs silences,

Éliane se réfugie dans le travail le jour, et l’alcool la nuit,

Son fils enchaîne les boulots pour grimper les échelons,

Et fuir les manques qu’il n’arrive pas à combler, quoiqu’il fasse,

Piero leur manque à tous les deux, marqués au fer rouge.

 

Malgré une thérapie et une longue cure de désintox’ à Hoche,

Éliane reprendra ses mauvaises habitudes, consciemment,

Ou pas, pour ne plus subir cette vie qui l’agace et l’use,

Elle délaisse ses passions, interrompt ses tentatives, peste et

Maudit ce monde qui devient fou, où trop d’humains sont tordus,

Et où sa solitude grandit, sur tous les plans, désespérément.

 

Le tabac et l’alcool lui donneront deux cancers, elle résistera,

Même si elle est touchée, rien ne semble plus pouvoir l’atteindre,

Depuis 98’ elle fait la tournée des hôpitaux et des cliniques,

Son fils est toujours présent, qu’il le veuille ou non,

Ils ne sont que tous les deux et la famille s’amenuise,

Papy s’éteint, quelques années après son épouse aussi.

  

Philippe se réfugie et s’acharne sur le boulot, sans vacances,

Il n’est jamais bien loin de Fresnes, ils se voient régulièrement,

Il assiste impuissant à son déclin, après toutes sortes de discussions

Sans entente et d’échanges inutiles, il baisse les bras,

De toute façon Éliane choisit irrémédiablement sa vie,

Ou sa non-vie, par l’autodestruction, jour après jour.

 

Jusqu’à la fin 2011, tous les médecins qui la croisent lui

Disent clairement qu’elle est une rescapée, une survivante,

Elle, ce petit bout de femme de 37 kilos, et encore …

Mais rien ni personne n’y change rien, elle continue de sombrer,

Depuis que son neveu Michel est décédé, elle a pris un sérieux

Coup de vieux sur la carafe, pourquoi lui si jeune, et pas elle ?

 

Ses stages médicaux sont de plus en plus longs, rien n’y fait,

Elle a beau détester ces environnements, l’emprise est trop forte,

Le tabac et l’alcool reviennent toujours à la charge, ils l’aident

À oublier ses interminables nuits sans sommeil, ses journées

Mornes et tristes où elle ne quitte plus son appartement,

Même son appétit d’oiseau disparaît, chaque jour un peu plus.

 

La tristesse, le désespoir, l’abandon, tout y est, la vie est nulle,

Tout la fait chier, elle n’est accessible que quelques heures,

Quand elle est à jeun, même quand son fils vient diner, elle dort,

Elle vieillit et s’affaiblit de plus en plus rapidement, à Noël 2012,

Le toubib a été clair, votre cœur est fatigué, bien de trop,

Et vous ne faites rien pour l’aider, ni pour vous …

 

Lundi 12 août 2013, sans aucune réponse depuis le matin,

Son fils déboule à l’appart’ à midi, cette fois c’est trop tard,

Elle est allongée sur son canapé, le visage paisible bien que figé,

Éliane a l’air détendu, elle n’a même pas du s’en rendre compte,

Sous son tableau préféré de Piero : le printemps, plein de couleurs,

70 années qui s’achèvent en douceur, après tant de tristesse.

 

Il s’occupe de tout, seul, heureusement que son Angie est là,

Mais il préfère rester à Fresnes quelques jours, en solo,

Pour tout régler, pour dire adieu à sa p’tite Mam’ et à ce musée,

Où seuls sont présents les souvenirs et tous ces bouquins et tableaux,

L’appart’ semble vide sans cet embryon de vie qu’elle était,

Pourvu qu’elle retrouve son Piero, et tous les autres …

 

Depuis quelques mois déjà Philippe s’y préparait, mais seuls

Ceux qui restent ont de la peine, faut se faire une raison,

Nous naissons tous pour mourir, un jour ou l’autre, telle est la vie,

Éliane est redevenue poussière, au jardin du souvenir,

Dans ce cimetière de Fresnes, où elle sera seule, une fois de plus,

Où il pourra aller la voir, enfin … façon de parler.

 

Après 150 cartons, quelques rayonnages de bibliothèque,

Une table et quelques objets, une trentaine de tableaux,

Le tout entassé dans un entrepôt, toujours à Fresnes,

L’appartement a été vendu, le couple et leurs deux petites

Pourront y construire leur vie, que je leur souhaite belle,

Adieu p’tite Mam’, adieu Fresnes, restent tous mes souvenirs.

 

Sans l’avoir assez dit : je t’aimais, je t’aime maman.

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Contact(s)

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 15 novembre 2012

POUR VOS AVIS ET COMMENTAIRES :

Vous pouvez me les laisser sur le présent blog, je les intégrerai ensuite dans l’article du livre concerné.

N’hésitez surtout pas à me faire part de vos avis, remarques et critiques, quels qu’ils soient, plus il y en aura plus ils donneront un aperçu varié des contenus de mes livres et de ce qu’ils vous auront inspiré, je vous en remercie d’avance.

Ou bien par mail aux adresses suivantes :

plg.laderive.t1@hotmail.fr  &  plg.d2r@hotmail.fr

 

AFIN DE POUVOIR VOUS CONTACTER :

Merci de me faire suivre vos adresses mail personnelles, cela évitera à beaucoup que je ne surcharge leur boite mail pro, comme ça si vous le souhaitez, à chaque sortie d’un de mes nouveaux livres je vous en informerai en direct.

Ou bien vous pouvez venir me rejoindre sur facebook : Philippe Loiseau (avec la même image que celle de la biographie) et/ou sur Viadeo.

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Commandes

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 10 novembre 2012

A m’adresser à : p.loiseau.ghezzo@hotmail.fr

règlement par chèque libellé au nom de Philippe Loiseau

 

Aux Editions Baudelaire :

-> LA DERIVE  adrénaline & sentiments  /  tome 1

    ISBN 978-2-35508-940-4 au prix de 24 euros + frais d’envoi de 5,45 euros

     Reliure carré-collé, format 15 x ht 21 cm, 557 pages

Livre DeriveT1 Baudelaire pour blog

 

Derniers exemplaires parus aux Editions Velours :

-> D 2R

    ISBN 978-2-35167-443-7 au prix de 20 euros + frais d’envoi de 5,45 euros

      reliure carré-collé, format 14,6 x ht 21 cm, 389 pages

Livre D2R Velours pour Blog

 

En auto-édition :

-> LA DERIVE  adrénaline & sentiments  /  tome 2

    ISBN 978-2-9552002-0-9 au prix de 17 euros + frais d’envoi de 5,45 euros

     Reliure tresse coton, format 21 x ht 29,7 cm, 342 pages

     Disponible à partir du 1er juin 2015

Foto La Dérive T2 édité PLG

      dépôt légal 20150521-30431 2ème trimestre 2015

 

-> LE YETI & son ami

    ISBN 978-2-9552002-2-3 au prix de 17 euros + frais d’envoi de 5,45 euros

     Reliure tresse coton, format 21 x ht 29,7 cm, 326 pages

     Disponible à partir du 1er juin 2015

Foto Le Yéti édité PLG

      dépôt légal 20150521-30434 2ème trimestre 2015

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Mes livres préférés

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 7 novembre 2012

CONTEMPORAINS :

Paolo Coelho :                            L’alchimiste / La cinquième montagne / Le démon et mademoiselle Prym / Le Zahir

Claire Fasce-Dalmas :                Un loup dans la bergerie

Jean-Christophe Grangé :          Le vol des cigognes / Les rivières pourpres / Le concile de pierre / L’empire des loups / Miserere / 

                                                   Le passager

Giacometti & Ravenne :             In nomine ; Conjuration Casanova

Katarina Mazetti :                       Le mec de la tombe d’à côté

Bernard Minier :                         Glacé / Le cercle

Franck Thilliez :                          Train d’enfer pour ange rouge / GATACA / Vertige

Philippe Torreton :                      Mémé

Bernard Werber :                        L’empire des anges / Nous les dieux / Le souffle des Dieux / Le mystère des dieux

 

FANTASY :

J.R.R. Tolkien :                          Le Silmarillion / Contes et légendes inachevés / Histoire de la Terre du Milieu / Le Hobbit /

                                                  Le seigneur des anneaux

Robin Hobb :                             Série : L’assassin royal

 

CLASSIQUES :

Les intégrales de Boris Vian et Franz Kafka ; Barjavel (La nuit des temps / Ravage) ; Albert Camus ; Serge Gainsbourg.

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Rencontres & Dédicaces

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 1 novembre 2012

SAMEDI 23 MARS 2013 :

Au Salon du Livre de Paris, Porte de Versailles, Stand F88 des Editions Baudelaire, de 12 à 14h00, pour LA DERIVE … adrénaline et sentiments / Tome 1.

Pour ceux dont l’horaire ne conviendrait pas, ou bien parce qu’à la Porte de Versailles c’est pénible pour se garer, ou bien parce que ce jour là vous êtes au travail, ou encore parce que vous avez déjà le Tome 1 dédicacé, nous pourrons nous retrouver dans le fief parisien caféiné du Perf’ : le MM’Café sis au 17 avenue Mac Mahon, Paris 17ème (métro/rer Charles de Gaulle/Etoile), de 15 à 17h00, pour le Tome 1 et/ou D 2R.

Au plaisir de vous y retrouver, d’ici là, bonnes journées à venir, prenez soin de vous, PLG.

Un grand merci à ceux que j’ai rencontré au Salon et que j’ai retrouvé au MM, une expérience à renouveler, merci, PLG.

 

DIMANCHE 22 DECEMBRE 2013 :

Chez CULTURA, Z.I. de la Croix Blanche 91700 Sainte Geneviève des Bois, de 10 à 19h00, pour D 2R.

Un grand merci aux 14 personnes qui se sont laissées convaincre, j’attends avec impatience vos critiques, merci, PLG.

 

SAMEDI 15 FEVRIER 2014 :

Chez CULTURA, Z.A.C. du Carré – Allée du Trait d’Union 77127 Lieusaint, de 10 à 19h00, pour D 2R.

Un grand merci aux 6 personnes qui m’ont fait confiance, à bientôt avec vos critiques, merci, PLG.

 

SAMEDI 1er MARS 2014 :

A l’UNIVERS DU LIVRE, Joseph Gibert, Centre Commercial Art de Vivre, R.N. 13 78630 Orgeval, de 11 à 19h00, pour D 2R.

Un grand merci aux 3 personnes qui vont me lire, vivement vos retours sur D 2R, merci, PLG.

 

SAMEDI 15 MARS 2014 :

Chez CULTURA, Pince Vent, à côté de Toys’r'us 94510 LA QUEUE EN BRIE, de 10 à 19h00, pour D 2R.

Un nouveau grand merci pour vos encouragements, à bientôt de vous lire, merci, PLG.

 

J’ai oublié de dire un énorme merci aux équipes qui me reçoivent à chaque fois, du top en barre !

Et aux Editions VELOURS qui s’occupent de me promouvoir, merci pour votre confiance !

 

SAMEDI 5 AVRIL 2014 :

A la Librairie La 23ème Marche, 48 rue du Général de Gaulle 95430 AUVERS-SUR-OISE, à partir de 10h30, pour D 2R.

Une fois n’est pas coutûme, merci et au plaisir de vous revoir, PLG.

 

SAMEDI 17 MAI 2014 :

A l’Espace Culturel E. Leclerc, 362 rue du Général Leclerc 95130 FRANCONVILLE, à partir de 10h00, pour D 2R. (annulé pour cause travaux)

 

SAMEDI 7 JUIN 2014 :

Chez CULTURA, Espace Commercial Chanteraines, av. du Général de Gaulle 92230 GENNEVILLIERS, à partir de 10h00, pour D 2R.

Merci de nos entretiens et de votre confiance, à très bientôt de vous lire.

 

SAMEDI 19 JUILLET 2014 :

Chez CULTURA, Espace des Quatre Temps à la Défense, à partir de 10h00, pour D 2R (et peut-être tome 2 de LA DERIVE …).

Mille excuses à l’équipe de Cultura et à vous tous, je n’ai pas pu assurer ce rendez-vous, à suivre, merci PLG.

 

DIMANCHE 21 DECEMBRE :

Chez CULTURA, à Villennes sur Seine, à partir de 10h00, pour D 2R (et peut-être le tome 2 de LA DERIVE …).

Mille excuses à vous tous, je n’ai pas pu être présent, les Editions Velours sont en liquidation judiciaire et Cultura ne m’a pas répondu quant à trouver une solution pour que je puisse venir dédicacer et vendre D 2R …

En ce début d’année 2015 je n’ai reçu aucune réponse du liquidateur quant à un stock « récupérable » ni pour D 2R ni pour le tome 2 …

Je vous présente tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, qu’elle vous soit excellente pour la santé et tout le bonheur possible, prenez soin de vous.

Peut-être à bientôt, merci PLG.

 

A bientôt sur place …

 

 

 

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Vie du blog

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 22 octobre 2012

Cet article est dédié à tous ceux qui me lisent et me soutiennent, et qui permettent à ce blog de continuer à vivre, je vous en remercie grandement, n’hésitez pas à m’adresser vos avis et commentaires, tant sur mes livres que le présent blog, et je ne vous remercierai sans doute jamais assez d’en faire la pub autour de vous, alors encore merci à vous tous. PLG

 

Voici le bilan des visites mensuelles :

 

Année 2012 : total => 455

mai = 35 ; juin = 85 ; juillet = 95 ; août = 65 ; septembre = 70 ; octobre = 50 ; novembre = 35 ; décembre = 20

 

Année 2013 : total => 1085

janvier = 35 ; février = 55 ; mars = 45 ; avril = 35 ; mai = 30 ; juin = 90 ; juillet = 100 ; août = 105 ; septembre = 90 ;octobre = 125 ; novembre = 90 ; décembre = 285

 

Année 2014 : total => 3010

janvier = 150 ; février = 140 ; mars = 220 ; avril = 215 ; mai = 670 ; juin = 615 ; juillet = 145 ; août = 105 ; septembre = 205 ; octobre = 215 ; novembre = 170 ; décembre = 160

 

Année 2015 : total =>1407

janvier = 140 ; février = 90 ; mars = 147 ; avril = 177 ; mai = 175 ; juin = 85 ; juillet = 130 ; août = 303 ; septembre = 86 ; octobre = 74

 

Au cumul : 5957 visites.

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Remerciements

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 19 octobre 2012

Angie ma chère et tendre

Ma famille : les Bourdais, Ghezzo et Loiseau

L’ensemble des équipes des Editions Baudelaire & des Editions Velours, et plus particulièrement Monsieur Cédric Maillefert

Monsieur Hervé Hazart de la Caisse d’Epargne d’Ile-de-France

Monsieur Guy Savoy

Monsieur Vayron

Agnès Beaugé – Gilda Ben Zimra – Virginie Bonelle – Céline « LaGrandeDuSud » – Claire David – Frédérique David « Maman » – Kathy Fargeon – Karine Gauthier « Karine Création » – Laëtitia Parelon-Le Fur – Karine Roptin – Véro « Troys Pommes »

Pedro Araujo – Pascal Bataillé – Christian Bligny – Jean-Pierre Capponi – Jean-Marie David – Alexandre Deron – Jean-Louis Destefanis – Pascal Famel – Romuald Gourdon – Grand Pat’ – Edouard Hayaud – Thomas Jakab – Bruno Lesti – David Lezmy - Marian – Laurent Molina – Christian Mouclier – Olivier Parelon – Hervé Pataud « Papa » – Didier Perret - Laurent Poidevin « Lapo » - Bruno Réau « Bubu » – Sergio de la rue Troyon

Marylène & Dany, Laurent Lavoute, Victor, tous les quatre du MM’café

Madame & Monsieur Marie-Claude & Gérard Soustre

Monsieur Laurent Assal

Monsieur Ali Klait

Monsieur Laurent de Vial

Caroline Barbié – Joanna Canivez – Cécile Chauveau – Anne Crozat – Stéphanie Darves – Sabrina Fernandes – Audrey Klein – Stéphanie Latoison – Sophie Lecoustey – Amélie Nadalini – Barbara Obry – Diane Oudin – Joëlle Pérol – Christine Simon-Dinu

Salvatore Antonnucci – Khaled Benaouda – Marc Benzonana – Gilles Bonnet « Gillou » – Vincent Brian – Bertrand Forgues – Thierry Fromond – Thomas Geaufreau – Olivier Hardouin – Laurent Houzet – Laurent Lagozny – Sébastien Mélé – Pascal Mendil – Emmanuel Parent – Cyrille Plumet – Antoine Rident – Bertrand Thuret

Cathy Bornier – Jean-Marie Aubry – Didier Bérard – Alex Bianco – Thomas Bataillard - François John - David Turpin – Olivier Versele

 

Nota : pour palier à ma tête à trous => si j’ai oublié quelqu’un, merci d’avance de m’en faire part, PLG

 

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Etat des ventes

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 17 octobre 2012

Bonjour à tous,

Ce nouvel article va me permettre, une fois de plus, de remercier tous mes lecteurs qui m’aident dans cette aventure littéraire.

Selon les Editions Baudelaire, pour sa première année et ce tout premier roman qu’est LA DERIVE, 48 exemplaires ont été vendus, presqu’un dixième du premier tirage ; pour certains vous vous direz que c’est peu, pour d’autres que ce n’est pas si mal, pour ma part, même si je pense connaître presque la moitié d’entre vous, je trouve cela plutôt encourageant, et pour tout vous avouer, je suis déjà avide de savoir ce que donnera, en septembre prochain, les six premiers mois du second roman D 2R !

Je vous adresse à tous un grand merci, comme vous avez peut-être pu le lire dans autocritique & écriture, ce tome 1 de LA DERIVE n’est pas forcément le plus facile à lire, il m’a permis de vous présenter ma galerie de personnages et mon univers, et je vous demande, une nouvelle fois, de bien vouloir m’adresser quelques lignes sur votre ressenti, quel qu’il soit, même si au fur et à mesure de mes romans j’essaie d’améliorer les défauts que je découvre dans les précédents, j’ai aussi besoin de vos regards et critiques sur mes ouvrages, et puis, si vous en êtes d’accord, je tiens, tout à fait humblement, à vous ajouter dans les remerciements que je publie à chaque fin de livre et dans le présent blog.

Un livre prend naissance par son auteur, et ce sont les lecteurs qui le font vivre, l’un ne va pas sans l’autre, et réciproquement, comme dirait Coluche !

Merci encore à vous tous, et rendez-vous en septembre/octobre pour la suite avec D 2R et cette aventure qui est aussi la vôtre.

Bien cordialement, prenez soin de vous, PLG.

 

Un petit point avec D 2R, au bout d’un an, officiellement 7 exemplaires ont été vendus, selon les retours des Editions Velours, mais il faut prendre en compte les décalages des règlements des libraires et ne pas se formaliser de ce chiffre, d’autant que lors des séances de dédicaces vous avez été 25 à me faire confiance !

Je vous renouvelle donc tous mes remerciements, je reste toujours aussi avide de vos commentaires et critiques, et me tiens à votre disposition pour tout échange.

En attendant, belles et bonnes journées à venir à tous, prenez soin de vous, PLG le 25-04-2014.

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Livre 1 : LA DERIVE adrénaline & sentiments – tome 1

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 15 octobre 2012

Livre 1  :  LA DERIVE   adrénaline & sentiments - tome 1 dans philippe loiseau-ghezzo Image-tome1-LA-DERIVE-1024x769.

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Philippe a tout pour être le plus heureux des hommes, pourtant de sombres pensées le submergent …

Pourquoi décompte-t-il ainsi les jours ?

Quelles peuvent être les contraintes qui le poussent à commettre froidement ces vagues meurtrières ?

Quel trouble et lourd passé le harcèle-t-il à ce point ?

Sa philosophie et son expérience, sa volonté inébranlable et son caractère excessif et extrême l’aideront-ils dans sa quête ?

L’amour le sauvera-t-il quelles que soient les circonstances et les âpres journées qui s’annoncent ?

Quel sera le destin de cet homme tiraillé entre adrénaline et sentiments ?

S’échappera-t-il de cette inexorable dérive pour enfin accéder à la liberté totale de vivre et d’aimer ?

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Copyright 00050212-1 – ISBN 978-2-35508-940-4 – Dépôt légal : 2ème trimestre 2012.

Tome 1 paru aux Editions Baudelaire et à commander dans les Fnac et les librairies (distributeur : Daudin), et sur amazon.fr ou plutôt chapitre.com (délais les plus courts) à partir du 4 juin 2012.

J’ai déjà eu un retour, le 9 juillet 2012, effectivement chapitre.com livre sous 3 à 4 jours, il y a d’ailleurs deux commentaires sur ce livre, n’hésitez pas à en faire autant, merci d’avance.  

J’ai également eu deux autres retours, fin août 2012, de deux lectrices qui ont vu leur exemplaire du tome 1 partir à la dérive par des feuillets qui se sont décollés de la reliure, chose apparemment rarissime selon les Editions Baudelaire, si vous souhaitez récupérer un exemplaire « entier », il vous suffit de retourner le vôtre aux Editions Baudelaire 11 cours Vitton 69452 LYON Cedex 06 qui vous en retournera un neuf accompagné d’un autre ouvrage de leur collection en guise de dédommagement. Pour ma part je suis sincèrement désolé de ce soucis et espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur, en vous en remerciant par avance.

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La dérive…….                |                     ninie                |                     jeudi 5 juillet 2012                                                 Note : 10/10 * * * * *

   C’est un livre passionnant ayant des moments forts en émotions, il y a de la tendresse, de la violence et c’est une histoire qui nous tient en haleine jusqu’au bout avec des rebondissements……….

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La dérive…                    |                     Cyl                   |                     jeudi 5 juillet 2012                                                 Note : 10/10 * * * * *

   La dérive… ou comment l’imagination alimente les obscures méandres de notre réalité.
   C’est un roman qu’il faut absolument découvrir. Il vous agrippera et ne vous lâchera pas jusqu’à la dernière ligne.
   Personnellement j’y ai passé des heures où le sommeil ne me gagnait pas, parfois lorsque l’envie de connaître et comprendre la suite me réveillait…
   Captivant, il y a une dimension philosophique dans ce livre.
   Bref, c’est un LGV, Un Livre à Grande Vitesse à consommer en 1er classe!
   Bonne lecture à tous! 

 

LA DERIVE tome 1                               PF                                      samedi 25 août 2012

  Un premier roman où se mêlent réalité et fiction, évidence et phantasme !
  Un Filou méticuleux, inquiétant, amoureux, pertinent et sans concession qui nous entraîne dans un décompte mêlant éliminations en tout genre, flashback terrible, caféine et tabac à gogo, tout en 
  conservant une passion débordante pour Gilda et la foi dans l’Amitié.
  Le livre m’a happé jusqu’à la dernière page !! Vite la suite …
 
 
 
LA DERIVE tome 1                              AK                                       jeudi 6 septembre 2012
 
  Très bons moments passés sur la plage à lire ton roman plein de cascades et d’amour.
  Merci pour ce plaisir des yeux.
  Et vivement le prochain.
  AK, salariée de Nautila.

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=> extrait – tome 1 / chapitre 1

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 1 octobre 2012

 

 

 

JOUR J – 13

Jeudi 25 mars 2010

 

 

4h20, l’iPhone sonne et me sort de mon sommeil de plomb, ma belle fait un doux ron’pish qui me tenterait bien pour redormir un peu, mais le travail n’attend pas, je me lève et la pierre de l’escalier refroidit mes orteils et ma voute plantaire.

Il ne doit pas faire si chaud que ça dehors, les voitures brillent de la rosée de l’Orge, c’est un début de printemps bien mitigé, vivement que le café finisse de couler pour me réchauffer.

Après mon Aerius et son verre d’eau, un Actimel pour me donner bonne conscience, un Activia pour me réguler, enfin mon café au lait et du miel en guise de sucre qui m’adoucit la gorge en vue de ma 100’s que j’allume en même temps que la bougie aux framboises, tout est bien, malgré la nuit qui tarde à se lever.

Je prépare le petit déj’ de BB sur sa grande assiette ovale, verre d’eau, vitamines, grande tasse de café noir et son petit pichet dito à côté pour atteindre la bonne dose, j’éteins ma cloppe et la lumière de la cuisine, je remonte avec ma petite livraison de douceurs.

Le ron’pish est plus fort que tout à l’heure, heureusement que mes yeux de chat me guident dans le noir de la chambre, j’allume la lampe en papier avec le plateau en équilibre, je me lève, je le pose sur le bord de la baignoire, je fais des doux bisous à BB qui se réveille en sursaut avec malgré tout un grand sourire en enfilant son tee shirt, pause assise, bise sur le front, je file à la régulation de mon corps, puis dentifrice, et eau chaude sur les cheveux pour finir ma douche d’hier soir.

Pantalon en velours gris, chemise Levi’s en jean, un doudou autour du poignet, je quitte la chambre après un tendre baiser, fais dodo mon cœur, je pars avec le plateau.

Je navigue dans la cuisine à la lueur de la bougie, je largue au sous-sol mes affaires sales, puis face à la porte d’entrée, je lace mes chaussures assis sur le pouf, et enfin bagues, bracelet, montre, lunettes, gabardine noire avec mes cloppes et mes cigarillos, les clefs du PT Cruiser de BB dans ma poche, celles de la maison sur porte clef Mont Blanc dans la main, sacoche de pc portable sur l’épaule, sac poubelle et je sors. Un peu humide mais ça va, c’est mieux que cet hiver froid qui vient de se finir, je démarre le PT, sac dans la poubelle, bip qui ouvre le portail silencieusement, je monte en us’cars et pose la sacoche derrière.

13 degrés, 5h11, nouveau bip et je suis la route de Longpont déserte, en roulant je place mes écouteurs pour le phone, pas de radio, il ne faut pas de sons parasites, je dois être à l’écoute, pleinement, les instructions ne sont données qu’une fois, autant être efficace.

5h23, j’arrive sur la A6, 110 faciles avec la boite auto couplée au deux litres qui ronronne gentiment, merci BB d’avoir fait le plein hier en revenant de tes courses, un soucis de moins, je double des camions qui à mon avis polluent bien plus que les vaches, mais bon, pas de politique ce matin.

Quelle ponctualité, sonnerie à 5h30, comme prévu. Bien que rauque genre vieux rocker imbibé d’alcool, la voix est claire : Paris, Gare de Lyon, TGV 6101 à 6h15, quai E, voiture 7, place 48, descendre à Aix en Provence, arrivée à 9h19, suite des instructions à 9h30.

Cool, ça me laissera le temps de boire un café dans la gare, apparemment pas de voiture à prendre, donc un chauffeur m’attendra probablement, ça me fera un peu moins de fatigue que d’habitude.

C’est BB qui en sera contente ce soir, vraiment cool cette journée qui s’annonce.

5h44, zone 3.03, je suis garé, je coupe le ronron avec un petit coup de gaz histoire de remplir le carbu pour le démarrage, je sors, je prend la mallette grise sous le faux plancher dans le coffre, je verrouille et je file vers les ascenseurs, un vrai petit mulet avec mes bagages, la sacoche pour le boulot, le vrai, et la mallette pour la Firme, l’autre, carrément moins officielle, et que je suis le seul à connaître de toute la région parisienne, vu que je suis leur seul libéral purement parisien, ou banlieusard pour être plus précis, même si je suis tout proche de la capitale.

5h56, je retire mes billets avec la saisie des codes fournis par mon boulot de salarié, pour un rendez-vous de chantier tout à fait banal à Gap, qui fera coup double avec je ne sais quoi je ne sais où, surprise surprise.

Une dernière sèche et un capuccino devant le wagon, un p’tit sms pour rassurer ma Doudou qui se rendormira peut être, il fait bon dans la gare.

6h09, assis à la place 58 dans un carré vide, seul bénéfice de démarrer tôt le matin, et puis au moins je vois tous les passagers et je n’ai personne derrière moi d’autre que la cloison, toujours se garantir de ses arrières, avoir une bonne mémoire est essentiel surtout quand on cumule plusieurs fonctions, dans plusieurs univers, et tout ça sur terre, manque de bol y’a pas de science fiction là-dedans, vive la vie et tant pis pour les vilains. Quand j’ai commencé ce job de libéral invisible, je n’ai posé que deux conditions, que toute ma famille soit sous surveillance constante mais très, très discrète, et que mes clients ne soient que de vrais vilains, quels que soient leurs domaines respectifs et leurs actes, simple mais efficace, comme moi, comme d’hab’, et puis l’argent n’est plus un soucis non plus, vu que chaque client me rapporte vingt cinq mille euros, nets d’impôts et intraçables, alors pourquoi se priver, suffit juste d’aimer le travail bien fait et d’être un peu perfectionniste, ça tombe bien je suis scorpion et très pénible avec les détails, tout doit être parfait, faudrait juste que je me l’applique à moi-même un peu plus tout le temps.

Mais bon, je fais avec et je m’en sors pas mal.

6h15, le TGV démarre, je déconnecte l’iPhone pour un iPod, mêmes écouteurs, mais avec les BB Brunes et leur dernier album, toujours aussi rock et aussi cool, je pose mes lunettes, je m’étire comme un félin et je me repose les yeux sous ma main gauche, je m’effondre telle une peluche d’ours tout mou et je m’apaise la tête.

7h37, sms de ma Doudou que j’ai voulu laisser dormir, mais comme d’hab’ elle a juste attendu l’heure de se lever, échanges de biz et de câlins qui ont interrompu Charlie Winston et son Like A Hobo, deuxième passage de l’album.

Dehors les paysages défilent sous un ciel gris et bleu tout juste réveillé, je n’écoute que la musique, sans penser ni réfléchir à rien.

8h45, je viens tout juste de relancer le troisième bis de Charlie, l’iPhone vibre pour un message mais cette fois de Durdur : voiture 6, place 74, retrait avant arrivée Avignon, confirmer OK quand terminé.

Oups, va falloir faire vite, j’ai neuf minutes pour l’aller-retour.

Je laisse mes bagages verrouillés en plan, je traverse le wagon et monte en vitesse ce petit escalier tordu, coup d’œil tout autour, peu de gens, tous endormis, place 74 à quatre mètres, 8h47, j’enlève les écouteurs, j’accélère sans Kick The Bucket.

Deux pièces gris bleuté, cravate bleue électrique sur chemise blanche, tempes grisonnantes, environ 48 ans pour1,83 mètres, tête penchée vers la fenêtre, journal L’Équipe pas fini sur ses genoux, dommage, la tranche de ma main droite vient enfoncer sa carotide et son dernier souffle, avec mon coude qui heurte le dossier et un petit pardon comme si je l’avais heurté, je file vers la cafétéria, déserte, pendant qu’un message annonçant l’arrivée à Avignon en réveille quelques uns, c’était moins une.

8h52, retour à ma place, petit café un peu clair, moi un peu sombre, d’habitude j’ai plus de temps pour préparer, j’aime pas trop les impros, ça laisse trop de place au hasard, même si depuis le temps, j’ai de l’expérience, et souvent de la chance, ne pas abuser avec sa bonne étoile, c’est bien.

En profiter en cas de coup dur c’est mieux.

Le gris bleu ne s’est pas affalé lorsque je suis repassé, j’aurai pu lui renverser mon café dessus pour le redresser au cas où, mais pas d’impolitesse ce matin, j’aime autant. Il a joué, un jour, il a perdu, aujourd’hui. Il faut que j’oublie très vite son visage.

Je vais quitter My Life As A Duck pour m’éclaircir l’esprit et préparer mon débarquement à Aix, p’tits sms à Durdur et à Doudou et étape suivante.

1er envoi : OK ; 2ème envoi : jarriv à Aix, bonn matinée, jtm biz plein.

9h18, j’observe les occupants qui discutent, personne à l’entrée, toujours pas de contrôleurs, il va être temps que je descende, je n’ai pas vu le billet du gris bleu, ça va faire désordre quand ils essaieront de le réveiller, sans regarder de trop près, ce ne sera qu’un arrêt cardiaque de plus dans un TGV de bon matin.

9h19, ponctualité de la SNCF, je descends vers mon café, tranquille.

J’ai décidemment une tête à trous, mes deux acolytes pour le chantier sont venus me chercher, comme lundi dernier, JPC et PF m’attendent et nous partageons un café avant de prendre la route direction Gap, 1h30 et rendez-vous pro, plus une formalité qu’autre chose, c’est bien de pouvoir compter sur de bonnes entreprises, représentées par des gens d’expérience et de confiance. Bon certes, l’un des deux est italien, ça favorise la confiance, malgré toutes les rumeurs des sales bouches, et ceux qui savent que j’en suis la moitié d’un devinent aussi qu’il vaut mieux éviter de me titiller sérieusement sur le sujet, pour rire ou pour le fun ça passe, sinon gare. Je suis juste un peu susceptible.

9h31, on part dans le 4×4 Toy de JPC, discussion normale d’un archi avec deux entrepreneurs sérieux, donc trajet tranquille, la matinée continue de façon paisible, j’oublie avec ce travail le gris bleu qui se rigidifie dans son siège, je gomme son visage et j’attend la suite en parlant planning et approvisionnements, la routine quoi.

Rien de tel que le sourire à l’aurore de ma Doudou et tous mes souvenirs perpétuels d’elle, et avec quelques gens sympas au boulot pour oublier le reste. Sans mon p’tit cœur de BB qu’est Gigi j’aurai sans doute gober les balles que j’adresse à certains, pas que je sois vilain mais ma secrète double vie m’obscurcit parfois les sentiments et le moral, j’ai enfin digéré mon passé, largué mon job d’archi en libéral, dégagé mes faux amis, trouvé ma moitié, mais le poids de ces suppressions de gens inconnus, même s’ils sont fautifs et ont fait du mal à d’autres, et même si je ne suis ni un ange ni un shérif, cela me pèse et je sais depuis hier que la fin est proche.

Mon ancien petit flicaillon devenu chef de brigade spéciale, à la BAT, Curechemod, se rapproche de moi, lentement mais sûrement, je sais par plusieurs sources, internes et externes, qu’il suit ma trace, et que seule la trop grande netteté de certains décès forme ma signature et que sans le vouloir, mon perfectionnisme m’a fait atteindre le sommet de mon art noir.

Seul un homme aussi méticuleux que moi peut me trouver, ma philosophie me trahit : si je peux le faire, tout le monde le peut aussi, et lui encore plus.

Il a promis à ses supérieurs de me débusquer avant la fin de l’année, il tient toujours ses promesses, quel qu’en soit le prix, si je suis très très bon, voir excellent, je peux lui filer entre les doigts, mais pour combien de temps, et à quel prix ? J’ai pris ma décision au feeling il y a un mois et demi, je la valide aujourd’hui, il me reste 13 jours pour finir de monter ma bombinette et exploser mon pire ennemi : le Perf’.

Bon, faut pas perdre de temps, c’est bien beau de penser à deux choses à la fois, l’air de rien, mais je suis déjà à J-13 et il est bientôt 10h56 à l’entrée de Gap.

Sms à BB pour lui dire que nous sommes bien arrivés.

Pas de nouvelles de Durdur, tant mieux, un peu de calme et de normalité dans ce monde de brutes.

Je ne connais pas son nom, c’est lui qui m’a entrainé et formé, son corps est dur comme de l’acier, son esprit aussi, d’où ce surnom bébête pour mon seul intermédiaire auprès de ceux qui m’emploient dans la plus grande illégalité, mais peu importe, personne ne le sait.

Sauf lui et moi. Et sans doute quelques autres comme moi à la Râpée.

Nous ne nous sommes plus revus depuis mon lancement dans ce double monde, mais de temps à autres, nous discutons au tél sans nous voir, il me rassure en me disant que j’ai été son meilleur disciple et que je l’ai largement dépassé, ce sont les seuls instants où sa voix me semble douce, mais comme je ne l’ai jamais vu sourire, je ne suis pas convaincu de sa sincérité, après tout je bosse pour lui puisque je n’ai jamais vu les autres, ceux du dessus, seulement entendu parlé.

Moi je me rassure en jouant mon rôle d’architecte, ou plutôt de chef de projet, en serrant des mains sur les chantiers, en analysant les lieux pour déceler les moindres défauts qui pourraient apparaître aux yeux des futurs utilisateurs, mais ici tout est bien dans l’ensemble, PF fera ce qu’il faut pour les deux trois petites choses à corriger, JPC donne un coup de main à ses gars pour monter son groupe extérieur de clim, posé pour une fois à l’intérieur.

Bref, tout est réglé, 12h35, nous allons déjeuner à La Marmite, à deux cents mètres de là.

Ma poche vibre, sms de Durdur à 12h30, normal les réseaux passent pas dans le local, heureusement que nous sommes sortis, je m’éclipse avec le coup classique du pipi lavage de mains dans le resto.

Moi qui me disait qu’une journée à vingt cinq mille c’était rare, en effet.

Prendre le TGV 5372 à 15h23 à Aix, voiture 15, place 42, retrait du voisin côté fenêtre et descendre à Avignon à 15h43, confirmer OK quand terminé et quand assis place 15 voiture 16 du TGV 6122 au départ à 16h et arrivée Gare de Lyon à 18h41 sans arrêt.

Je le relis plusieurs fois pour bien le mémoriser avant de l’effacer, Durdur est d’une efficacité inébranlable, hormis quelques rares fois sur le timing un peu juste, mais il est trop fort, il réussit à 95% à calquer des contrats sur mes déplacements salariés, je réalise mes deux jobs dans une quasi routine.

Y’a que le psychologique qui parfois est difficile à masquer, pas dehors, mais auprès de BB, c’est elle qui me connaît le mieux, malgré ces mensonges qui transpirent un peu, mais elle respecte quand même mes quelques zones d’ombre.

Je t’aime Gigi, heureusement que tu es là, et les filles aussi.

Je retourne à table en insistant l’air de rien pour qu’on reparte assez tôt pour mon nouveau TGV, celui d’origine était prévu deux heures plus tard, mais ça devrait coller, ça va coller, y’a pas le choix.

Commande rapide, faux-filet à point avec purée de céleri et fagots d’haricots verts, mousse choco surmontée de chantilly inutile, voir sacrilège, café noir avec sucres blanc et brun, addition réglée par PF, le 8 avril prochain, ce sera mon tour de vous inviter pour la pré-réception des travaux, 13h34, on repart, ça devient faisable.

Retour rapide un peu grâce au Coyote de JPC, discussion pro après nos échanges plus perso du déjeuner, les paysages ensoleillés défilent sans ralentir, dernières mises au point et questions-réponses, gare TGV d’Aix en Provence, 15h05, merci, à dans quinze jours, au revoir.

Billet échangé, cigare au bec, Doudou au tél, emplacement repéré pour la voiture 15, tout baigne, je suis en avance et tranquille, 15h09.

Le surplus de trois euros par carte bleue pour le billet ne me trahira pas plus que mon billet lui-même, mais je dois commencer à semer des traces contre le Perf’ à l’intention de mon cher Cur’mod, tout à l’heure avec mon futur ex voisin.

Je t’aime mon cœur, j’ai réussit à prendre un TGV deux heures plus tôt, il arrive, je t’appelle quand je suis à Avignon, dans vingt cinq minutes, biz  tt plein et tt partout.

Voiture 15, place 42 côté couloir, le ciel est gris, mon voisin aussi, 15h24, on roule en longeant les reliefs provençaux, c’est joli ces petites touffes jaunes sur fonds de buissons verts sombres, parsemés de tas de pierres brunes claires à foncées, le TGV accélère, moi pas, c’est du gâteau, surtout avec mon dernier gadget roumain, fait sur mesure en pièce unique, que j’ai eu tout le loisir de dissimuler dans ma poche intérieure gauche de gabardine.

J’ai le temps, pas besoin de l’enlever pour vingt minutes avant de descendre, en plus le brut de décoffrage en complet noir et chemise blanche à fines rayures noires vient de baisser ses paupières après le retrait de ses lunettes en écailles, drôle de goût, mais bon, il est rouquin, au moins1,95 mètre, 130 kilos, son bras gauche est collé à mon épaule droite, trop facile.

Bizarre tout de même ce type avec Berlutti aux pieds, boutons de manchettes et montre Emporio Armani tout en or, le Times et l’Herald devant lui, et tout ça en seconde classe, c’est pas clair, sans doute un incognito, à ses yeux.

Pas aux miens.

15h40, je tousse un peu, deux fois de suite, il meurt sans sursaut avec juste un petit pock de la tête qui vient de basculer de dix centimètres à droite en touchant la vitre, rien de plus, vraiment trop simple.

15h41 sms : OK. 15h43 arrivée en gare d’Avignon, 17 minutes d’attente pour décompresser, la douce voix de mon BB pour revenir sur terre, avec amour.

15h45 l’anglo-irlandais je ne sais d’où file vers Lyon, moi nouveau cigare, coup d’œil sur les panneaux, deux trois paroles prises au vol, pas besoin de changer de quai, toujours la voie 4, mais pour le train de Paris de 16h, ma voiture est à l’autre bout, je marche tranquillement, toujours avec la nonchalance d’un mulet bien chargé, un cadavre de plus dans l’esprit, et le sourire de Gigi qui transpire dans le téléphone, joie et réconfort, calme et amour, que demander de plus. Juste quelques zones mémoire à effacer, c’est tout.

15h58, le TGV 6122 arrive. 16h02, j’ai repéré la place 15, mais comme ce matin je m’installe au fond, place 53, côté fenêtre, dos à la cloison, mes yeux ont regardé chaque passager déjà assis, et tous ceux qui sont venus s’installer depuis le départ, observation ok, 16h10 sms : en place.

Je reprends mon iPod avec l’album Parachutes de Coldplay, je recharge l’iPhone sur mon pc portable, je me calme.

J’attendais ce jour avec l’espoir de tester en vrai mon nouveau lanceur, c’est chose faite, et parfaitement qui plus est.

Extérieurement, c’est un iPhone standard avec sa coque arrière noire, ses boutons et prises que tout le monde connait, intérieurement, ce n’est plus Apple, c’est mon invention qui est installée dedans, un lanceur d’aiguilles à gaz, un des trous de micros en dessous est la sortie de ces très fines aiguilles, si fines qu’elles traversent sans peine plusieurs couches de tissus avant de pénétrer la peau en ne laissant après leur passage qu’un trou à peine plus perceptible qu’un pore, il faut de l’adresse et une bonne connaissance de l’anatomie humaine pour traverser le cœur et l’éteindre avec le choc de l’impact, la prise casque permet de le recharger en gaz sous pression, indémontable, il dissimule une centaine de projectiles.

Deux suffisent pour une mort rapide et indécelable, et évidemment elles se dissolvent après 20 minutes de contact dans n’importe quel liquide humain.

C’est ma plus belle réussite, elle m’a coûté dix sept mille euros de prototypes, mises au point et réalisation, très jolie signature pour préparer ma retraite.

Oui, et six intervenants roumains et russes qu’il m’a fallu supprimer pour que cela reste secret et inconnu de tous, certes, mais je les avais choisi sans famille.

Comme je l’ai entendu dans le Léon de Luc Besson : ni femme ni enfant, c’est la règle, pour moi c’est pareil, sauf que là, c’est pas un film.

18h39, j’arrive à la Gare de Lyon à Paris, après midi bien tranquille en musique, chouette.

18h43 appel de Doudou, biz tt partout mon ange.

Je règle mon ticket de parking, je file jusqu’au troisième sous-sol par l’escalier, il est en métal, c’est bien, je peux entendre et deviner si je suis suivi, et par quel genre de bipède. Et oui, toujours surveiller ses arrières.

Je retrouve le PT, j’en fais le tour, au cas où, et je sors du parking, l’esprit tranquille, 18h56, Durdur sans suite.

Avenue Daumesnil, quai de Bercy, périph’, A6, au loin bouchée, je bifurque par la N20, sortie La Ville du Bois, ronds points et plateau désert avant Villiers sur Orge, puis la gare de Sainte Ge, route de Longpont, retour à la maison, bip, je me gare, rebip, portail fermé, paquet de bisous à ma belle, tout est calme, 19h47, la journée se termine, cool, cheese-cake en vue, mais avant, un bon café au lait maison, avec expresso et lait tout plein de mousse, petit Panther Dessert, je regarde mon BB, elle a toujours le sourire, plein de douceur et de tendresse, je l’aime, comme jamais personne avant.

Attendre d’avoir 40 ans avec plus de maturité et de sagesse, malgré mon foutu caractère de râleur invétéré, et là, sans crier gare, l’amour, tout plein, tout entier, et même nos dix ans de différence ne sont rien, le bonheur est bien présent. Même si les filles ne sont pas mes bios, je les considère comme telles, malgré leurs premières vingtaines d’années loupées, où j’étais à me chercher et à digérer mon passé.

J’allume un second cigare, pour profiter de ce moment de calme et de chaleur, une goulée de caf’, même si mes yeux ne sont peut être pas toujours aussi tendres que je le voudrais, je t’aime mon ‘tit cœur de sourite.

Oups, l’iPhone vibre au fond de ma poche de survêt, je me réfugie près de la piscine pour échapper à la vigilance de BB, j’ai bien fait, Durdur m’envoie un sms : vas sur Hotmail avant demain matin, bonne nuit.

C’est rare qu’il me contacte le soir, quand il sait que je suis à la maison, va y avoir du grabuge demain ! J’ai effectivement intérêt à plonger dans une nuit de bûche, mais avant, un petit tour sur internénet.

Comme d’hab’, je fais mes comptes sur mon tableau Excel, pour séparer mes souches de CB que je prépare pour ma note de frais, s’ils savaient comme je m’en talque de leurs petits papiers à trois sous, quand je vois ce que j’emmagasine en une journée avec mes retraits vitaux, beurk, quels sales mots à bien y penser.

J’invite BB à surfer sur venteprivée.com, comme d’hab’ elle veut rien et préfère que je m’offre de jolies choses, mais elle me fait tellement de petits cadeaux tout le temps que les tiroirs et les placards débordent de partout, tant pis, je ne suis pas en reste, je lui rends la pareille de bon cœur, jtm.

Oh oh, une jolie petite montre Esprit et hop, quelques clics plus tard, la commande est passée, elle sera mienne selon le bon vouloir des préparateurs et de la poste.

Gigi retourne sur le canapé, avec son café noir, moi je parcours ma messagerie Hotmail, gasp, il est bien lourd ton fichier Durdur, je me le transfère via ma boite pro sur mon iPhone, une fois décompressé et décrypté, ça ira pour demain mais pas question de manger de la nourriture, ce sera plutôt des humains, un trio à cent mille, waouh, chauds les marrons.

12h20, Paris 17, villa Aublet, porte bleue, code 45B13, 2ème étage droite, Matiaf ouvrira après 2-1-2 coups et « Gaspard », habits standards, arme sera fournie, retraits x3 à 12h45, retour buro à 13h20, TET.

Putain, pourrait faire des efforts quand il écrit, je demande pas un roman, mais quand même, ce langage façon sms m’énerve, « ça m’énerve » comme dit la chanson, fais chier Durdur, en plus il sait très bien que j’aime pas bosser avec Matiaf, cet espèce d’emplâtré antisocial, pardon Trust, avec son accent de tortellini plein les dents et sa face de deux profils collés, à part ouvrir une porte blindée sans bruit et cloper ses gitanes qui puent, il est pas bon à grand’chose ce mollusque, tant pis, je vais pas cracher sur cent mille.

De toutes façons je ne peux pas, et puis je n’ai plus que douze jours à tenir, et bientôt le week end, alors sois cool l’oiseau et ferme ton bec.

21h49, pc arrêté et débranché, je fume un nouveau puant, je finis mon caf’ et je rejoins BB, je vais te réchauffer mon cœur.

23h14, après une bonne douche, parfum, câlin bisous, extinction des feux.

Gigi est levée comme moi depuis trop tôt ce matin.

On s’endort comme deux merdes, c’est elle qui dit souvent ça, elle a pris plusieurs de mes expressions fétiches, mais je n’en suis pas très fier, je sais parler mais j’aime bien ces débordements de langage, et puis elles font aussi partie de moi, c’est pas maintenant que je vais me renier, c’est un peu tard, on peut se corriger pour se changer soi-même mais il faut le vouloir, moi pas, j’espère juste continuer à me calmer et à m’adoucir à ses côtés, elle m’apporte tout le calme et la tendresse après lesquelles j’ai toujours couru, et surtout l’amour à deux, jusqu’à présent j’étais un peu trop tout seul dans mon couple avec les autres femmes, j’avais jamais réussi à suffisamment me découvrir et m’ouvrir à elles, alors ça s’est toujours terminé en coup de poing, à tout larguer et à déménager, une fois de plus à chaque fois.

J’ai déroger à ma règle, elle était une cliente quand j’étais libéral, et lors d’un rendez-vous pour finaliser nos accords d’honoraires sur son projet d’aménagement d’un immeuble à Bray sur Seine dans le 77, nous nous sommes retrouvés à Paris-Bercy, à Saint Emilion, et d’un simple déjeuner, nous sommes restés à discuter tout l’après-midi en regardant passer les cons, du haut de notre balcon, non ce n’est pas tout à fait ça, en fait à la sortie du restaurant italien, on a été s’installer à la terrasse de Nicolas pour boire un autre café, le temps est passé, vite, mais tranquillement, comme si on se connaissait depuis toujours.

Il faisait beau, c’était calme, je ne me voyais pas la laisser rentrer toute seule par le RER, alors je l’ai raccompagné chez elle, à Sainte Geneviève des Bois, elle m’a invité à diner, simplement, et nous ne nous sommes plus quittés.

J’ai donné mon préavis pour le deux pièces que je louais à Pontoise, dans le 95, j’ai préparé mes cartons, une fois de plus, et le week end suivant j’emménageais chez elle.

Niveau travail ça ne me posait pas de problèmes, étant libéral, mes pc et tout mon matos m’ont suivi, dossiers, fringues et quelques rares objets, tout le reste a fini dans des cartons, histoire aussi de tourner la page d’avant.

Quelques uns ont été stockés à Fresnes chez ma mère, les autres chez Shurgard, même ville, de l’autre côté du stade.

Depuis nous sommes ensemble à Sainte Ge, dans la maison qu’elle a fait construire, jolie et plein de bon goût.

Je ne me sens pas vraiment chez moi, parce que je n’ai participé en rien à l’achat du terrain et à la construction, ni aux plans ni à rien.

J’ai eu du mal à m’y faire, mais petit à petit, l’oiseau fait son nid, j’ai trouvé mes marques, doucement, et puis de toutes façons tout ce qui compte pour moi c’est qu’on soit ensemble, tout le temps, ad vitam.

Comme je dis souvent le reste ce n’est que littérature, et tout ce qui est matériel, je m’en fous, j’aime bien les montres, les instruments de musique et les voitures, mais bon peu m’importe leur nombre, j’achète et je revends quand j’en ai marre, ou alors je stocke dans un coin, ou dans un carton, c’est tout.

Mais bref comme disait Pépin, le principal n’est pas là, je suis bien et je me sens moi avec BB, où que ce soit.

Je ne regrette rien, j’espère que toi non plus mon bel ange.

Tu as l’air paisible, pour le peu que je devine de ton visage à la lueur du réveil, mais ton souffle est régulier et calme, ta tête blottie et ton corps recroquevillé tout contre le mien, tout est bien, je t’aime.

Bon dodo mon cœur, que la nuit te soit douce et belle, avec plein de rêves de nous, je t’aime.

J’ai toujours espéré vivre ça une fois, je l’ai cherché, souhaité, mais à chaque fois je me suis planté, et c’est quand je me suis découragé et plongé dans le travail que c’est arrivé, sans crier gare, simplement.

C’était une très belle journée, et depuis, chaque moment ensemble me permet de me reconstituer, de tenir bon autant face à mes souvenirs qu’à mes deux activités, tout roule, grâce à toi, grâce à nous.

La vie est belle maintenant, bientôt je n’aurai plus besoin de mentir et mes deux jobs seront loin, comme beaucoup de choses.

Allez, arrêtes de penser gros sac, demain ça va être du costaud en barre, pas question de décevoir Durdur et compagnie.

D’un bon repos vient une concentration sans faille, alors les sentiments ce sera pour après. Moi aussi je m’endors, avec plein de ron’pish.

 

Copyright © 00050212-1 LA DERIVE adrénaline & sentiments PLG 24/06/2011

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Livre 1 : LA DERIVE adrénaline & sentiments – tome 2

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 15 septembre 2012

Livre 1 : LA DERIVE  adrénaline & sentiments - tome 2 dans philippe loiseau-ghezzo Image-tome2-LA-DERIVE-1024x769

Philippe prépare sa retraite en toute tranquillité après quelques investissements dans la pierre et plusieurs week end de rêve avec sa chère et tendre, c’est le temps des cadeaux. Il a quitté son travail salarié et le Perf’ a disparu officiellement lors de son affrontement dans le RER, officieusement il quitte la Râpée et a décliné l’offre de promotion de Benz et DD.

 

La tentative d’assassinat l’a largement excédé d’autant que sa douce BB était menacée, et de nouvelles têtes apparaissent dans son paysage : Miklos le rescapé prisonnier et Ismaël, une recrue formée et tenue au secret par DD. Malgré la liberté qui lui tend les bras, il accède toutefois à la demande de son mentor pour analyser certains fichiers internes, à la recherche d’une taupe annoncée par Miklos lors de son interrogatoire et maintenant confirmée par DD.

 

L’inimaginable se produit avec le décès de son père de cœur et les révélations de BB, le même jour, qui avoue être son parrain.

Et en plus il a un ange-gardien sur le dos depuis toujours ?!

Mais qui cherche à détruire la Râpée en tuant ses membres et qui est la taupe qui participe à ce complot ?

Quel est ce parfum de vengeance empli d’adrénaline, est-ce que tout finira enfin un jour, une bonne fois pour toutes ?

 

A paraître au 1er semestre 2014 – Accepté par le Comité de Lecture et le Directeur Editorial des Editions Velours le 7 juin 2013 ; BAT 2ème correction le 6 juin 2014.

Copyright 00050212-2 – Les Editions Velours sont en liquidation judiciaire depuis octobre 2014, je n’ai eu aucun retour quant à savoir si le tome 2 a été imprimé ni s’il y a un stock  »récupérable » quelque part … à suivre … à ce jour le 17-02-2015 : aucune impression n’a été lancée, dans l’article « commandes » vous saurez comment vous procurer le tome 2 et LE YETI, qui seront disponibles en auto-édition, à partir du 1er juin 2015. ISBN 978-2-955-2002-0-9 en auto-édition, dépôt légal 20150521-30431 2ème trimestre 2015. 

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=> extrait – tome 2 / chapitre 1

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 10 septembre 2012

 

    

   

JOUR J + 27

Mardi 4 mai 2010

   

 

Humm, de liquide je redeviens solide, je tente de m’étirer, façon moyen-âge limite écartèlement, je craque de partout.

Une faible lueur au pied du lit dessine un léger halot au plafond, je tâtonne un peu avant de poser ma main sur l’iPhone, pfffff, 9h07.

Trois appels manqués en numéros masqués, faites chier putain, pas moyen d’avoir la paix, ils rappelleront, z’avaient qu’à laisser un message, bouffons !

Je le repose au sol et me retourne aussi lentement que possible vers mon BB endormi …

Sa respiration lente me berce mais je n’arrive pas à garder les yeux fermés malgré la noirceur de la chambre.

Je me pelotonne contre elle et sous les draps, j’ai un peu froid, cette nuit a été courte et pleine d’émotions, notre longue et lente marche m’a un peu cassé les pattes.

Pauvre Mat’, lui qui déjà n’était pas au top dans ses godasses, je ne sais pas quel avenir l’attend !

Wait and see.

Je m’efforce de me détendre mais le sommeil est bien fini, je reste immobile au chaud, en ressassant mes souvenirs d’avec DD, cette fois sans larme.

Je me surprends à sourire par moment, comment n’ai-je rien senti venir ?

Sans doute trop loin et occupé à mon bonheur, et puis je reste surpris connaissant le bonhomme que tout s’achève ainsi.

Une bien triste fin pour une carrière aussi exemplaire !

Comme quoi nul n’est intouchable finalement …

C’est naze.

Complètement …

Je profite de mon passage aux toilettes pour laisser entrouverte la porte de la salle de bains, un peu de jour entre dans la chambre, je vois mon p’tit cœur et son visage
n’est pas aussi calme et détendu qu’hier …

Après tout ce qui vient de se passer, tout ce que nous nous sommes appris, sa longue attente nocturne et son inquiétude, normal que mon BB soit soucieux !

Et peut-être pas de moi mais plutôt des jours à venir …

Ouais, moi aussi ça me turlupine.

Va falloir que je remette le pied à l’étrier pour tirer tout ça au clair, je ne peux laisser DD s’en aller sans venger sa mort, c’est trop indigeste et difficile !

Mon sang bouillonne déjà de cette envie de mettre la main sur les cloportes qui ont osé faire ça.

J’espère seulement ne pas rester sur le banc de touche mais bien au contraire participer à cette vendetta.

Humm, tout va dépendre de Benz, et peut-être aussi de ses supérieurs, mais bon, pas la peine de faire de plans sur la comète, il vaut mieux dans l’immédiat que je sois aux côtés de mon ange et de toutes façons nous affronterons toute cette histoire ensemble !

S’il doit y avoir un point final, autant que nous soyons tous les deux, en plus BB saura me raisonner et m’aider de la meilleure façon possible.

Quelles que soient les circonstances, cette fois notre union fera notre force face à tous les autres, amis et ennemis.

Tu penses trop mon cœur et tu dois être fatigué, serres moi fort mon Boubou, je t’aime moi, plus que toi !

Nous nous enlaçons telles deux lianes, je lui embrasse tendrement le front et caresse lentement son dos, son épaule et son bras.

Non c’est moi plus que toi, tu es trop petite d’abord, na !

Nous restons de longues minutes blottis l’un contre l’autre, silencieux, amoureux par-dessus tout.

Nous nous levons souriants et confiants face à cette journée qui va commencer.

Un coup de barbouille sous l’eau chaude, séchoir et brosses, et nous voilà revêtus de joggings noirs tous les deux.

Euh Fifi, c’est pas parce qu’il n’y a pas de meubles qu’il faut que tu laisses trainer tes jouets au milieu de la chambre hein ?

Et puis je ne suis pas fan du tout des armes à feu, cache les au moins, s’il te plaît !

Humm, ok ma belle, c’est vrai que ça fait désordre de passer du jour au lendemain du tout caché au tout visible.

Je regroupe tout dans le bomber sauf le Glock qui va remplacer sous le matelas celui dont le holster va garnir ma ceinture, pas d’autre moyen habillé comme ça !

Bon, bientôt 10h00 …

Je pense que pas mal de choses vont se bousculer à la Râpée, je vais demander à BB de jouer aux éclaireurs si je n’ai pas de nouvelles en direct.

Ça me fait bizarre de penser que plus jamais DD ne se manifestera sur mon mobile, ni nulle part …

J’ai un sale goût en bouche, et ça ne vient ni du tabac ni de l’alcool de cette nuit !

Une fois les volets roulants remontés, nous découvrons la grisaille qui a envahit Paris …

Manquait plus que ça !

BB va falloir qu’on se serre les coudes tu sais, je ne vais pas pouvoir rester sans rien faire, DD était quelqu’un d’important pour moi.

Il m’a réappris à vivre et à avoir confiance en moi, à croire en certaines valeurs et à rester moi-même au mieux !

J’ai un trou béant en dedans, je sens la rage qui monte et c’est pas bon du tout !

Je sais mon p’tit cœur, mais pour une fois sois patient !

Benz sait très bien qu’elles étaient vos relations, et je ne vois pas qui mieux que toi pourrait débrouiller tout ce fatras.

Et en plus je croie savoir que tu disposes d’un dossier spécial qu’il a du te confier pour parer à ce genre d’éventualités, il faut que tu y jettes un œil je pense ?

Ah, ben heureusement que tu es là, je l’avais zappé total, j’ai vraiment une tête à trous moi, bref, ok, on se boit un jus et je descends voir ça.

Tandis que mon iPhone reste muet nous petit-déjeunons en douceur, sans vraiment se parler, juste en se regardant, je rends mon BB tristoune de ma mine fatiguée et mélancolique …

Je lui souris autant que je peux … mais tout ce que nous avons vécu ce week end est gommé par les souvenirs de DD qui me hantent, c’est chiant de réagir comme ça, mais … BB me connait bien !

Elle sait que je suis lent à la digestion et qu’en cas de coups durs, faut que je trouve la solution pour faciliter le transit, tenace et rancunier ne sont pas forcément chez moi des qualités, mais ça aide à se booster le chou.

Oui, allo, bonjour Monsieur, on fait aller, merci, je vous la passe, tiens BB, c’est Benz.

Bonjour … bof, et vous ?

Ah … tous les deux, oui, nous y serons, au revoir.

L’Oncle est toujours aussi clair et concis.

Euh, mon cœur, nous avons rendez-vous demain avec lui à son bureau à 9h00 tapantes, il nous conseille de nous reposer car ce sera une longue journée !

Humm, c’est tout ce qu’il t’a dit ?

Bon, donc aujourd’hui nada, repos.

Je sens que ça vibre dans ma poche, je subodore un p’tit mot de Benz, je verrai ça en bas tout à l’heure.

Dans l’immédiat, profitons de ce mardi tout gris, je ramène du frigo des restes salés et bien sûr quelles babioles sucrées, on dérive gentiment vers un déjeuner plus frugal que prévu.

Presque midi et nous avons nos panses bien pleines, je me tape un mal de crâne malvenu, BB me prépare un Aspégic au sucre que je ne refuse pas, on se sourit comme des bienheureux !

C’est vrai qu’au fond rien que d’être ensemble c’est déjà tellement énorme !

Même si quelque part je n’ose pas lui demander si elle compte arrêter la Râpée, cette question en suspens m’agace un brin, mais tout petit pour l’instant, peut-être qu’elle me réserve une surprise à ce propos …

Chaque chose en son temps et tout ira bien, à suivre.

Bon mon BB, je vais descendre quelques temps, tu fais quoi toi ?

Je ne sais pas encore, le temps dehors ne m’inspire vraiment pas grand’chose, je vais peut-être surfer sur internet voir si je trouve quelques idées pour meubler et décorer ici …

Et puis je vais refaire le tour des pièces et noter les envies qui me viennent, oui, ça me plaît bien, donc je serai dans la maison si t’as besoin de moi.

Elle vient m’embrasser longuement en me serrant fort contre elle, son câlin m’apaise l’esprit …

Je suis sous perfusion d’amour et je me sens invincible, nickel, encore la petite étincelle qu’il fallait au bon moment !

Merci mon cœur, moi aussi je t’aime.

Je la laisse filer avec une tape gentille sur une fesse, elle s’arrête net et fait volte face juste pour me tirer la langue avec un air gamine à souhait, je ris cette fois, biz
biz.

Je verse la cafetière dans une thermos avec du vrai sucre et du chocolat en poudre, j’embarque une grande tasse et un cendrier, paré.

Je vérifie une dernière fois mes poches pour ma quantité de fumigènes, j’ai de quoi tenir un bon paquet d’heures, ok, direction le bureau.

Trois minutes après je suis près du coffre, enfermé dans mon réduit souterrain.

J’suis anxieux et pressé à la fois de mettre la main sur l’épaisse enveloppe en kraft blanc marquée de mes initiales.

Je respire un grand coup après l’avoir déposée sur la table murale …

Je me sers une tasse de nectar noir et m’offre un Vasco dont je tire deux lattes bien longues.

Le café fume …

Moi aussi.

Je déroule le petit fil d’acier de son support, jette un œil précautionneux et sors le contenu.

Un peu de tout, j’ai bien fait de prendre mon PC !

Des CD sous pochettes, des photos, quelques doubles pages top confidentiel et secret défense …

Un dossier plus épais sur les activités de DD, mais aussi de Loop, de Benz et de … Gilda, ma Gilda, humm …

Et, la boucle est bouclée, une pochette sur des missions que j’ai faites …

Et quelques papiers auxquels je ne comprends rien et les dossiers de cinq suspects sur lesquels DD avait apparemment des doutes !?

Une carte visa noire, une carte blanche sans rien dessus, un tableau avec la liste de nos planques …

Et quelques autres avec celles de quelques uns de nos confrères et alliés, avec bien des surprises d’ailleurs !

Une petite enveloppe avec un Philippe manuscrit …

Dedans une bafouille de DD qui dit qu’en cas de disparition ou d’enlèvement de sa personne, voici quelques contacts très secrets qui peuvent aider !

Ouaip.

Au lieu de signer il a juste écrit un code long et complexe, on verra bien où tout cela nous mène.

Après les branchements d’usage et les procédures routinières de codes le PC est enfin en état de fonctionner, je vais d’abord explorer les CD.

Je bois une grande goulée de café et termine mon puant en lisant son propre dossier …

J’en ai la chair de poule, y’a plein de choses que je soupçonnais et plein d’autres que j’apprends !

Pour le meilleur et pour le pire …

Humm, faudra que je le parcoure à nouveau une fois dépassé le stade de la découverte, si les autres sont comme celui-ci ça promet !

C’est fou comme dix ans ça passe vite, au final ça ne prend pas tant de place une fois réduit en numérique.

J’explore tous les CD …

Je relis par moments certains des documents papiers, tout ce bazar se met en place et se relie.

Des cinq dossiers mis à l’écart, j’en écarte trois grâce à mes notes et je retombe sur mes pattes avec Hyaena et Cyrus, toujours les deux mêmes taupes !

Ça devait pas être simple pour DD de faire circuler les infos en se méfiant de ces mis à l’écart …

M’enfin, chacun ses boulets !

Il y a des tas de pages entières sur les hauts gradés que je compulse par acquis de conscience mais ça ne change en rien mes opinions.

Au moins le noyau dur est blanc comme neige, et puis bonjour leurs pédigrées !

Y’en a plus d’un qui doit envier leurs CV, chacun dans leur genre et leur domaine ce sont les meilleurs, y’a pas photo !

Je ne me sens pas très à l’aise d’accéder à tout ça.

Et puis mes yeux ont parcourus certains détails que j’aurai préféré ne pas connaître !

Mais bon, après tout, cas de force majeure !

Et puis DD a jugé bon de me filer tout ce paquet alors faut que j’arrête de trop penser, me cantonner à faire un simple travail d’analyse et de synthèse, point barre.

Je reprends mon errance visuelle tantôt sur l’écran tantôt dans mon cendrier où les mégots s’accumulent.

Déjà 15h24, je ne trouve rien de particulier.

Plus qu’un CD, ah merde, il faut un mot de passe et pour une fois mes souvenirs me rappellent celui de sa bafouille signée d’un code incroyablement incompréhensible, humm.

Je vérifie à deux fois ma saisie, je valide et c’est ok, la fenêtre s’ouvre sur un seul dossier nommé S.O.S.

Une fois cliqué et ouvert je me retrouve face à un organigramme où des vidéos sont accessibles sous chaque nom du schéma compliqué.

Il est criblé de différentes liaisons, tantôt en pointillés ou pleines tantôt en noir ou en couleurs, avec des numéros de mobiles, des codes, des emplacements de clefs …

Waouh, toute une foultitude de détails en tous genres soulignés par des raccourcis que je peux emprunter d’un simple clic !

Je ne connais quasiment personne, sauf peut-être un ou deux, seulement de réputation.

Je sais et je devine que je me retrouve face à un groupe encore plus sombre et secret que la Râpée elle-même, et sans doute à un niveau beaucoup plus élevé !

Certains personnages n’ont pas de nom, ni photo ni vidéo, et seulement un téléphone ou un code !

Là je me sens tout petit et pour me protéger j’ai grand intérêt à laisser et ce CD et mon ordi dans le coffre !

Je n’ai pas besoin de me créer de nouveaux soucis, d’autant qu’officiellement je n’existe plus dans leur monde …

Bon, je ne prends pas la peine d’explorer plus avant ce dernier dossier, Benz a suffisamment de ressources je pense pour lancer la chasse.

Je lui donnerai demain mes résultats quant aux taupes.

Dans l’immédiat, il est 17h16 et j’ai bien assez délaissé mon p’tit cœur !

Je range tout dans l’enveloppe d’origine sans rien conserver.

Retour illico dans son tiroir, le PC par-dessus, verrouillage, point final.

Demain il fera jour.

Booh !

Tu veux un café ?

À chaque fois que je l’appelle comme ça je repense à Monstre & Cie …

Trop top.

Ok, il sera prêt dans deux minutes, t’es où ?

Me revoiloù mon ange, elle est immense cette maison, j’ai carte blanche pour les meubles ?

Ben oui hein, sinon je ne l’aurai pas prise.

Non, je n’ai rien trouvé d’intéressant en bas, et puis je vais arrêter de me prendre la tête !

T’as pas eu de nouvelles de ton côté ?

Non, bon ben justement à chaque jour suffit sa peine, qu’est ce qui te ferait plaisir BB pour finir cette journée trop rapide ?

Ok, allons flâner au hasard dans Paris, on se trouvera bien une bonne petite table quelque part …

T’as raison, ça ne peut que nous faire du bien !

J’irai prévenir Ismaël après le café, heureusement que tu es là mon cœur, tous ces dossiers m’ont filé le bourdon.

Nous dégustons nos cafés en échangeant sur ses idées d’intérieurs, ça me plaît bien, sauf pour une couleur par ci ou par là, mais on trouve toujours un accord sans trop se prendre le chou, tout va bien, tout schuss.

Je file à l’écurie et Ismaël vient à ma rencontre, une cloppe au bec tout en regardant autour de nous.

Vous allez bien tous les deux ?

Ben à vrai dire on est bien forcé de faire aller …

La terre continue de tourner et nous avec, ce sont toujours ceux qui restent qui souffrent …

Y’a juste qu’au bout d’un moment ça devient vraiment lourd et pénible, m’enfin !

Well, on va se promener sur les quais … oui je sais, merci Ismaël, mais là il le faut même si ce n’est pas conseillé, et puis tu ne seras pas loin alors je ne m’inquiète pas.

Merci, à tout.

Ah au fait, tu as besoin de quelque chose dans ta cahutte ?

Bon, ok, n’hésite pas à demander quand même !

Presque 18h quand nous sortons, il fait toujours gris mais sans pluie et sans vent.

Finalement nous prenons le boulevard direction Odéon, comme de simples touristes, en plus il y a quelques boutiques de meubles, on verra bien.

On marche sans se presser, main dans la main.

Le sourire de BB ensoleille mes pensées et me réjouit le cœur, je m’apaise un peu plus à chacun de nos pas.

Je t’aime Booh.

On en a vu des sympas mais je n’ai pas la tête à me farcir des vendeurs, BB ne m’en veut pas !

Ce sera un simple repérage aujourd’hui …

On passera aux choses sérieuses après demain, pour l’instant on se détend …

Il fait bon à marcher.

On bifurque pour rejoindre la rue Saint André des Arts où il n’y a pas trop de monde jusqu’à la fontaine de la Place Saint Michel …

Arrivés là, nous croisons une multitude d’étudiants.

Nous filons vers la Seine pour prendre le trottoir côté Ile de la Cité, puis le point zéro face à Notre Dame.

Nous continuons pour passer le Pont Saint Louis et attaquons la rue du même nom.

Ah ben oui, c’est une bonne idée !

On va aller chez Hassan dans son resto Pom’ cannelle, tartes salées et sucrées à gogo, bons petits plats cuisinés ou glaces de chez Berthillon !

On va y trouver notre bonheur à coup sûr !

Dire que ça fait bientôt vingt ans que je le connais, toujours aussi gentil et la qualité est présente deux fois plutôt qu’une !

Malgré les années qui passent, du top cool !

Petite halte gustative parfaite, ambiance paisible, tout est bien.

Nous décollons après deux bons cafés chacun, à 21h43.

Le temps est vite passé, Ismaël s’est régalé lui aussi, c’est son pouce qui me l’a dit.

On passe la Seine pour se retrouver dans la rue de Rivoli que l’on suit toujours aussi tranquilles, direction Châtelet …

Puis les arcades face au Louvre …

On se pose quelques minutes à côté de la Pyramide avant de traverser le Pont des Arts.

On rejoint la rue Jacob puis de l’Université jusqu’à la rue de Bourgogne que l’on remonte jusqu’à la rue de Varenne.

Un petit coup à droite, puis à gauche et nous voilà boulevard des Invalides, encore quelques mètres à notre gauche et retour à la casa.

Mine de crayon il est déjà 23h37 !

On a fait une sacrée ballade digestive.

On se sent fatigué, mais dans le bon sens, plus notre corps que notre esprit.

Nous attendons Ismaël quelques secondes pour entrer tous ensemble, et lui souhaitons bonne nuit.

Décollage demain matin à 8h00, ok ?

Ok, bonne nuit à vous.

Je me fume un dernier Vasco sur le perron avec un bon café tout chaud …

BB m’accompagne avec une tisane.

Je suis contente de notre promenade mon cœur !

Elle était un peu longue sur la fin mais faut dire que ça fait longtemps aussi, mais c’était bien cool !

Hassan est toujours le même, aussi souriant et de bonne humeur quels que soient les saisons et le temps qu’il fait, il est génial, et puis je me suis régalée, comme
d’hab’ !

Je sourie moi aussi.

Cette petite accalmie était bienvenue, je ne pense qu’à l’instant présent et à mon doux BB.

Nous terminons nos tasses et j’écrase mon puant juste fumé à moitié.

Portes fermées, cuisine rangée, nous montons vers notre havre de paix.

Pipis, dents, douches et cou’couche panier.

Nous nous réchauffons doucement sous la couette légère.

J’ai la flemme de me relever pour baisser les stores …

Nous nous embrassons tendrement, sa tête sur mon épaule, ma main sur sa hanche …

On débranche.

Ron’pish en cœur.

 

Copyright © 00050212-1 LA DÉRIVE  adrénaline & sentiments PLG 16/03/2012

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Livre 2 : D 2R

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 1 septembre 2012

Livre 2  :  D 2R dans philippe loiseau-ghezzo Image-pour-D2R-1024x802

 

B aime Héléna, non, ça ne veut rien dire, impossible.

B M L N A ?

Aucun code ne fonctionne, ni sur les jours et dates, ni sur les heures, ni sur les initiales de chacune de ces villes !

18 mai 2017, 13h24, Blagnac. 25 mai 2017, 15h47, Montpellier.

1er juin 2017, 11h18, Lille. 8 juin 2017, 12h54, Nantes.

15 juin 2017, 14h31, Avignon, aujourd’hui.

Les deux flics de quartier seront les premiers à arriver sur place. Il fait lourd dans la ville fortifiée, les perles de sueur inondent leurs têtes et leurs cous, ça coule le long de la colonne et ça se termine …

L’inspecteur Frédéric Bocil et son adjoint Luc Carliacq osent espérer qu’il ne s’agit que d’un canular, pourtant le peu de ce qui a été décrit au téléphone par la femme de ménage semble sans équivoque, c’est encore lui, ce sera la cinquième fois.

Sale journée qui s’annonce là !

Leurs pas résonnent dans certaines des petites rues qu’ils empruntent, ils ne croisent pas grand’monde, faut dire que c’est plutôt résidentiel dans ce coin là.

Ils essayent de marcher à l’ombre pour éviter le soleil trop brûlant mais sans aucun pet d’air leur marathon se transforme en calvaire. Depuis quelques minutes ils n’échangent plus aucun mot, leurs regards croisés suffisent à faire monter leur stress, ils sont tout proche.

Ils commencent à sentir l’humidité du Rhône, la rue du Petit Amouyer n’est plus qu’à quelques centaines de mètres, un coup à droite, puis un gauche-droite et ils y seront, les voitures sur le boulevard du Rempart Saint-Lazare se font entendre au-dessus des habitations.

Ah, après le dernier coude ils aperçoivent la jeune femme, dans cette atmosphère surchauffée elle est blanche comme un linge. On ne sait plus si c’est le mur qui la retient ou l’inverse, bien qu’au bord des crampes nos deux compères se mettent à courir.

Désespérément.

De toutes façons il est déjà trop tard, mais ils ne peuvent la laisser comme ça, elle fait peur à voir.

 

Copyright 00050212-3 – ISBN 978-2-35167-443-7

BAT couverture + texte validés le 21-09-2012.

Paru le 11-02-2013, disponible comme précédemment sur Chapitre.com et Amazon.fr, référencé à la Fnac, et disponible également chez Gallix distribution (les pages de ces sites sont en cours et ne présentent pas tous l’image du livre et/ou son résumé ; merci d’avance de vos retours sur la bonne tenue des délais de livraison et de l’état des exemplaires reçus, bien cordialement, PLG)

 

D 2R                  |                   Ninie                |                     mercredi 27 mars 2013 

Ce livre est différent de LA DERIVE – tome 1, on est vraiment dans un roman policier avec des meurtres et les recherches d’indices, mais en même temps, on retrouve ce côté humain avec l’amitié et la complicité. Il y a des petits moments de franche rigolade mais aussi de petites larmes … J’ai un avis positif sur ce livre que j’ai dévoré en peu de temps, merci pour ce moment de détente. A quand la suite …

Les Editions Velours sont en liquidation judiciaire depuis octobre 2014, je n’ai eu aucun retour quant à savoir s’il y a un stock  »récupérable » quelque part … à suivre …

Au 17 février 2015 ne restent que 24 exemplaires à récupérer ; par l’article « commandes » vous pourrez vous procurer les derniers exemplaires de D2R édités par Velours ; quant au tome 2 de LA DERIVE et LE YETI : ils seront disponibles à partir du 1er juin 2015, par le biais du même article « commandes ». A très bientôt et n’hésitez pas à me contacter sur le mail : p.loiseau.ghezzo@hotmail.fr

 

 

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=> extrait – partie 1 / chapitre 1

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 15 août 2012

 

Première partie 

 

Déchéance

 

 D 1

 

B aime Héléna, non, ça ne veut rien dire, impossible.

B M L N A ?

Aucun code ne fonctionne, ni sur les jours et dates, ni sur les heures, ni sur les initiales de chacune de ces villes !

18 mai 2017, 13h24, Blagnac.

25 mai 2017, 15h47, Montpellier.

1er juin 2017, 11h18, Lille.

8 juin 2017, 12h54, Nantes.

15 juin 2017, 14h31, Avignon, aujourd’hui.

Les deux flics de quartier seront les premiers à arriver sur place.

Il fait lourd dans la ville fortifiée, les perles de sueur inondent leurs têtes et leurs cous, ça coule le long de la colonne et ça se termine …

L’inspecteur Frédéric Bocil et son adjoint Luc Carliacq osent espérer qu’il ne s’agit que d’un canular, pourtant le peu de ce qui a été décrit au téléphone par la femme de ménage semble sans équivoque, c’est encore lui, ce sera la cinquième fois.

Sale journée qui s’annonce là !

Leurs pas résonnent dans certaines des petites rues qu’ils empruntent, ils ne croisent pas grand’monde, faut dire que c’est plutôt résidentiel dans ce coin là.

Ils essayent de marcher à l’ombre pour éviter le soleil trop brûlant mais sans aucun pet d’air leur marathon se transforme en calvaire.

Depuis quelques minutes ils n’échangent plus aucun mot, leurs regards croisés suffisent à faire monter leur stress, ils sont tout proche.

Ils commencent à sentir l’humidité du Rhône, la rue du Petit Amouyer n’est plus qu’à quelques centaines de mètres, un coup à droite, puis un gauche droite et ils y seront, les voitures sur le boulevard du Rempart Saint-Lazare se font entendre au dessus des habitations.

Ah, après le dernier coude ils aperçoivent la jeune femme, dans cette atmosphère surchauffée elle est blanche comme un linge.

On ne sait plus si c’est le mur qui la retient ou l’inverse, bien qu’au bord des crampes nos deux compères se mettent à courir.

Désespérément.

De toutes façons il est déjà trop tard, mais ils ne peuvent la laisser comme ça, elle fait peur à voir.

Après quelques mots, Luc reste auprès de Marguerite, Frédéric lève les yeux vers la maison, la peur l’envahit peu à peu, ce n’est pourtant plus un bleu en matière de crimes, mais il pressent l’inimaginable …

Malgré la traversée d’un quart de la ville, il n’a plus le choix, il est le premier sur les lieux et doit donc ouvrir le bal.

Une fois franchis le perron, l’entrée, l’escalier jusqu’au premier étage, il reste figé dans l’encadrement de la porte de la plus grande chambre.

Il regrette d’avoir déjeuné trop copieusement et dévale les marches trois par trois, il court dans le couloir et saute presque jusque dans la pelouse pour y éjecter son repas qui a maintenant goût de bile …

Il crie, pleure et tape du poing.

Ses soubresauts ne s’en arrêtent pas pour autant.

La pauvre Marguerite s’évanouit et Luc a tout juste le temps de la déposer sur l’herbe tendre.

Il regarde son collègue éberlué et n’ose plus bouger, il est sauvé par les sirènes des renforts, Frédéric a eu le temps de les alerter.

Quelques dix minutes plus tard c’est au tour des trois gendarmes et des deux autres inspecteurs dela Crim’ de ressortir pour vomir trippes et boyaux, après avoir vu l’abominable étal, là-haut …

Bien qu’immonde, la scène est bien réelle, la pauvre femme est sans vie.

Christina Quiermansionni, 43 ans, chirurgienne au CHU, mariée et mère de deux jolies petites filles, est une de ses victimes, c’est certain.

Les services se succèdent dans la maison, le ciel est chargé de sombres nuages, les gyrophares illuminent les façades de la petite rue.

En quelques heures les militaires ont établi un périmètre infranchissable de 50 kilomètres autour de la ville, des commandos spéciaux fouillent toutes les villes tandis que les pompiers et les ambulanciers réquisitionnés contrôlent tous les moyens de transport.

L’étau se resserre peu à peu.

On n’avait pas vu d’action d’une telle envergure depuis … fin 2012 !

La France est en état de siège, et malgré l’alerte nationale lancée il y a deux semaines et mobilisant toutes les forces armées du pays, la série continue, le tueur X vient de frapper encore, pour la cinquième fois.

Les jeudis sont maudits et deviennent la pire des hantises de toute la gente policière à qui est revenu à chaque fois le soin de découvrir les corps.

5 meurtres particulièrement abominables en 5 semaines !

Le mode opératoire est identique en tous points, les croix de sang sont sa signature et leur nombre est toujours le même.

Effarant.

Ignoble et abjecte.

Et c’est peu dire, ce n’est que le troisième légiste qui réussit à rester auprès du cadavre et à procéder à son minutieux examen.

Ses conclusions sont irrévocables, son rapport est transmis dare-dare à Paris, l’onde de choc est immédiate.

Tous les représentants et défenseurs de l’Ordre de France et de Navarre reçoivent l’affreuse nouvelle.

Le désespoir monte encore une marche. Jusqu’où ?

Aucun lien ne relie les victimes entre elles, le choix des villes, si c’en est un, semble aléatoire, seule la régularité du jour est constante.

Serions-nous condamnés à ne vivre que de tristes et sombres jeudis ?

Pourquoi et comment ce tueur X agit-il ainsi ?

Tout le monde pensait bien que la science et la médecine avaient réussi à éradiquer les meurtriers en série de la surface du globe et ce, depuis deux longues années de réjouissance.

Et pourtant ça recommence, chez nous, en France !

L’impensable reprend vie dans tous les esprits.

Du moins pour tous ceux qui travaillent dans l’ensemble des services gouvernementaux, le grand public n’en est pas alarmé parce que les médias sont muselés, sourds et aveugles, depuis leurs éclats et débordements de décembre 2012 où ils avaient rivalisés les uns avec les autres pour créer et entretenir la plus grande panique humaine en vue de la fin du monde prophétisée !

Après un mois épouvantable parsemé de vagues de suicides, de vols et de crimes gratuits, les états décrétaient l’état d’urgence et toutes les forces policières et militaires avaient enfin réussi à redresser la situation.

Sans coup de pouce politique, ce sont les citoyens qui se mirent à boycotter l’ensemble des médias, quels qu’ils soient.

Ce fut leur plus grande leçon, aujourd’hui il ne subsiste plus que quelques revues techniques, scientifiques et médicales, ainsi que quelques radios libres qui ne diffusent que de la musique. Internet a repris du poil de la bête, les seules informations diffusées proviennent des gouvernements, quant ils veulent bien en donner.

Dans l’immédiat, toutes les forces armées du pays et de nos alliés sont sur le qui-vive, les instances concernées se battent en ingéniosité pour essayer de résoudre cette affaire, pourtant le mystère grandit.

Inexorablement.

Et ce n’est pourtant pas faute de moyens mis en œuvre !

Tous les chefs d’états européens se sont jetés dans la bataille.

Tous les plus grands de chaque service sont venus renforcer nos rangs, les meilleurs d’entre tous planchent sans relâche sur le sujet.

Même les meilleurs chasseurs et traqueurs de nombreux services souterrains sont venus se joindre à cette vaste chasse à l’homme.

Si toutefois il peut encore porter ce nom …

Les experts les plus aguerris et de tous poils sillonnentla France, et pourtant le tueur X continue d’agir, apparemment sans être inquiété.

Il tue pour le plaisir, sans raison évidente.

Son but reste insondable, aucune hypothèse n’est rejetée mais aucune ne tient le coup, c’est une véritable énigme.

Pour tout le monde, sauf peut-être pour lui-même, et encore ?

Chaque jeudi, une femme.

C’est tout !

Les rapports s’amoncèlent tandis qu’aucun indice ne surgit.

Pas une trace, même pas un embryon d’empreinte, aucun témoin, aucun fait particulier ou anodin, des milliers de séquences de caméra sont visionnés et analysés mais c’est encore pire que chercher une aiguille dans une botte de foin, c’est un grain de sel jeté en pleine mer, et à peine apparu il s’y dissout et disparaît, à chaque fois sans laisser aucun espoir.

Les scènes de crime ne sont que désolation, dégoût et haine.

En plus, quelques uns se sont suicidés et d’autres sont sous suivi psy’, l’homme n’est qu’un loup pour ses congénères ?

Mais que dire et penser de celui-ci ?

On n’apprend pas à faire face à ce genre de dément à l’école, ni en stage ou en formation malgré toutes les spécialisations possibles.

Il faudrait presque imaginer dénicher un tueur encore plus dingue pour mettre la main sur X !

Jusqu’où faudrait-il pousser la nature humaine pour combattre ce genre d’individu ?

N’y a-t-il donc aucune mesure qui puisse les empêcher d’agir de la sorte, faut-il donc se résoudre à contrôler en permanence tous les êtres humains pour supprimer tout passage à l’acte ?

C’est impossible. Voyons !

Nous devons trouver soit un loup bien plus féroce soit un loup trop jeune qui saura peut-être l’attendrir et le piéger !

Nous devons sortir de ces rêves et spéculations, bon sang.

Il faut que quelqu’un se réveille, de toute urgence …

 

Copyright © 00050212-3 “D 2R” – PLG 05/03/2012

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Livre 3 : LE YETI & son ami

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 1 août 2012

Livre 3 : LE YETI & son ami dans philippe loiseau-ghezzo image-PLG-pour-Le-Yéti3-1024x768

  

Tout commence le mercredi 12 septembre 2018.

Il est 5 heures du matin dans cet hôtel de Nanterre, dans les Hauts de Seine, où quatre hommes se réveillent en même temps dans deux chambres séparées.

Deux frères refont surface à 5h30 dans un grand hôtel parisien, dans le 8ème arrondissement.

Antoine, lui, s’étire dans sa chambre de la caserne de Saint-Cyr, à 5h34.

Trois frères dans une vieille BM se pointent dans la rue Monge à Puteaux.

Vers 5h50, Valériane ouvre les yeux, dans un Palais magnifique.

Au 3ème sous-sol de la Râpée, Loop’ déguste son café à 6h28.

Toujours dans Paris, cette fois dans le quartier du Marais, A. fait craquer ses articulations à 6h47.

6h53, à la Pointe d’Angolon en Haute-Savoie, altitude 2090 mètres, 7°, il arrive et s’installe pour admirer le lever du soleil.

Que vient faire l’abominable homme des neiges dans cette histoire ? Comment pourrait-il avoir un ami ?

Après toute cette mise en place, un chassé-croisé qui débouche sur une véritable hécatombe, est-ce que toutes les routes mènent au rhum ?

Que se passe-t-il donc sous la blanche, ne serait-ce que le déluge avant le soleil ?

Huit ans après la dérive, un peu plus d’une année après leur chasse au tueur X, vers quelle nouvelle et folle cavalcade va encore nous entraîner toute la fine équipe de la Râpée ?

Vont-ils seulement nous prouver que le Yéti existe bel et bien ? Et ça en un peu moins d’une cinquantaine d’heures ! Pfff …

Copyright 00050212-5 - dans l’article « commandes » vous saurez comment vous procurer LE YETI, qui sera disponible en auto-édition, à partir du 1er juin 2015. ISBN 978-2-955-2002-2-3 en auto-édition, dépôt légal 20150521-30434 2ème trimestre 2015.

 

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=> extrait – partie 1 / chapitre 1.1

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 25 juillet 2012

 

Première partie

  

Mise en place

 

Chapitre 1.1

 

Mercredi 12 septembre 2018, 5 heures du matin.

Des réveils sonnent dans les chambres 47 et 48 de l’Amandier, un petit hôtel situé avenue Pablo Picasso à Nanterre, dans les Hauts de Seine.

Malgré les orages violents et la pluie qui est tombée toute la nuit, les occupants de ces deux chambres ont dormi comme des pierres, sans interruption ! Ils ont profité plein pot du confort des lits pendant que d’autres les auraient trouvé un peu durs, mais pour eux c’était top.

Les 4 slovaques se sont divisés en deux paires, Ondrej et Marek d’un côté, Jaro et Yunus de l’autre, même séparés ils se sont rappelés de certaines nuits dans les baraquements militaires sauf que là-bas la température extérieure était à vingt degrés en dessous de zéro, tout était en bois, mal peint et triste.

Ici, même si les tissus et tableaux fleuris ne sont pas à leurs goûts, c’est lumineux et propre, et luxe de folie la douche et le wc sont dans la chambre.

Enfin, la cerise sur le gâteau, ils ne sont que deux par deux, ça change de la douzaine d’hirsutes mal embouchés qui occupaient chaque dortoir.

Tout sent bon, même eux, ils sont douchés et habillés chaudement, bien qu’apparemment la journée promette d’être belle, selon la météo.

Il n’est que 5h28 et comme il n’y a pas de détecteurs de fumée, chaque chambrée est occupée à terminer les grands cafés qu’ils se sont faits avec les premières cigarettes, les meilleures. Chacun relie une fois de plus le planning où toutes leurs actions à venir sont très précisément définies et minutées.

Chaque rôle est décrit, ils s’y tiendront parfaitement pour mener à bien cette importante mission.

C’est pour leur discipline et leurs talents qu’ils ont été choisis.

Même s’ils ne sont plus des militaires depuis quelques années, leurs réputations sont fiables et sérieuses, ils seront les meilleurs.

Hormis les fortes rémunérations qui sont à la clef, c’est aussi par le fait de travailler sous les ordres des deux frères Ladislav et Vilèm qu’ils ont accepté ce job ! Pour eux c’est un honneur de faire équipe avec les frangins qui sont sacrément reconnus sur le marché.

Ce sont des maîtres qui ont transformé toutes leurs opérations en véritables coups d’éclat, où minutie et perfection sont omniprésentes, aucune erreur, tolérance zéro.

Aucune impossibilité, l’argent permet beaucoup de choses, aucune traîtrise, ils s’entourent toujours des éléments les meilleurs selon leurs besoins et seulement sur recommandations !

Et puis entre soldats il ne peut y avoir de concurrence, seule la confiance existe, elle est leur seul lien véritable et la trahir mène à la mort.

Sans détour et sans pardon.

5h40, tout est rangé et les sacs sont refermés.

Leurs pare-balles ne se voient plus sous leurs épaisses parkas noires, les flingues ont été vérifiés et mis à leur place, chaque groupe est planté devant sa porte, ils regardent leurs montres … Une petite minute à attendre.

Aucune main ne tremble, aucune parole n’est échangée, la concentration est maximale, le silence est absolu.

L’hôtel est désert à cette heure, personne ne peut soupçonner ce qui est sur le point de se préparer.

Tout a été prévu jusque dans les moindres détails, les secondes finissent de passer.

5h45 les portes s’ouvrent et les 4 hommes empruntent le couloir en file indienne à pas de velours, ils ne font pas plus de bruit dans l’escalier de secours, ni en passant l’entrée où personne ne les attend, les notes ont été réglées la veille.

Ils sortent dans l’avenue et partent à droite sans même jeter un œil en face où le parc André Malraux est plongé dans le silence matinal, les rares pépiements des oiseaux n’annoncent pas encore la levée du jour, il n’y a pas âme qui vive sur les trottoirs ni sur les routes.

Le roulement lointain qu’ils perçoivent indique pourtant les débuts de la circulation de tous les travailleurs qui filent vers la Défense, ils se mêleront à eux plus tard.

Ils marchent tranquillement dans l’avenue de la Liberté et font les trois cents mètres qui les séparent de leur véhicule. Une fois le bip d’ouverture enclenché, chacun range son sac dans le coffre et prend sa place dans l’énorme 4×4. Ils ne se parlent pas, ils ressemblent presqu’à des machines tellement leurs gestes s’enchaînent de façon régulière et mécanique.

5h57, ils sont assis et les portes sont verrouillées, sans un mot ils restent totalement immobiles comme des statues de cire, les paupières baissées.

Un piéton qui passerait ne remarquerait sans doute pas leur présence et même dans le cas contraire il penserait faire un rêve éveillé où il aurait par inadvertance appuyé sur la pause de sa télécommande !

Ils sont habitués au calme avant la tempête, ils comptent mentalement les secondes qui s’échappent et chacun laisse libre cours à ses pensées mais elles ne consistent qu’à récapituler encore et encore le timing de ce qu’ils vont entreprendre.

Le silence n’est même pas troublé de leurs lentes respirations.

Ondrej est au volant, Marek à sa droite, Jaro juste derrière et Yunus occupe la dernière place libre. Pas un orteil ne bouge au fond des rangers, pas un doigt non plus dans les gants, aucune impatience ni nervosité, tout est si calme …

Aucun des quatre ne songe ne serait-ce qu’une seconde à leur Slovaquie qui est si loin d’eux, depuis si longtemps. D’abord individuellement puis par groupe de deux, ils ont sillonné tous les pays, rempli toutes sortes de missions, tantôt officielles et tantôt plus officieuses, sans jamais faillir.

Cela allait faire dix ans que les contrats se succédaient, sans de réelles surprises jusqu’à il y a maintenant deux mois où sans le savoir les deux paires allaient se retrouver à Berlin, un quatorze juillet !

Ondrej et Marek furent conviés par Ladislav à ce rendez-vous pendant que Vilèm en faisait de même avec Jaro et Yunus.

Les premiers revinrent du Caire, les autres de Saint Petersbourg.

Quand ils se retrouvèrent tous les six dans un des superbes salons privés d’un très grand palace, ils ne se connaissaient que de réputation sans jamais s’être croisés, d’emblée le respect fut présent et intense.

Vilèm présentait l’opération en terme de cible et de but à atteindre tandis que Laroslav exposait les parties plus techniques et les préparations à mettre en place.

En plus d’eux six, deux autres groupes se joindraient à la mission, les deux frères allaient les rencontrer les jours suivants dans d’autres villes.

Dans l’immédiat, toutes les conditions furent listées, les quatre invités ne posèrent quasiment pas de questions et au bout de cinq heures l’affaire était claire, précise et conclue.

Ils dinèrent à l’heure du goûter et se retrouveraient le lendemain à 15 heures pour la transmission des documents en tous genres nécessaires à finaliser les derniers détails.

Contrairement à leurs habitudes, chaque paire allait prendre des vacances pour se préparer physiquement et mentalement pendant huit semaines.

Ondrej et Marek partaient pour la Sicile, Jaro et Yunus pour Ibiza.

Dispersion. Discrétion.

Vilèm ne les recontacterait que quelques jours avant pour un dernier rd-vs pour se retrouver ensuite tous ensemble en France.

De petites villas sans prétention étaient mises à leur disposition, leurs futures armes s’y trouvaient, et à leur arrivée à l’aéroport une voiture n’attendait plus qu’eux.

Tout était parfaitement pensé, il n’y avait plus qu’à …

Trois groupes se mirent au soleil dans des villes européennes, un peu à l’écart des estivants, pendant qu’un quatrième prenait ses quartiers dans un chalet de montagne à l’écart du centre ville de Samoëns.

Les deux frères firent plusieurs allers et retours à Moscou, Sofia et Bratislava où ils y retrouvèrent des émissaires de leur commanditaire, pour eux aussi parfaire toute l’opération et le tenir informé de la bonne mise en place des différentes équipes.

Laroslav et Vilèm passèrent ensuite cinq semaines dans un petit village à côté d’Oslo où ils détaillèrent leur plan afin de parer à toutes éventualités et pour se remettre en forme bien qu’ils n’en aient pas vraiment besoin.

Dans les cinq villas, les jours passaient et les hommes s’affutaient à leurs disciplines et talents particuliers. Sur leurs feuilles de route les lignes se barraient au fil du temps, les préparatifs furent terminés pour la date prévue sans aucun retard.

Leur dernier rendez-vous avant le point de chute final se déroula sous une pluie incessante dans une grande propriété à une vingtaine de kilomètres de Belfast. Pendant une semaine ils répétèrent ensemble le plan, peaufinèrent encore quelques menus détails jusqu’à ce que tout soit parfait.

Les groupes formaient maintenant un véritable commando où chacun avait sa place propre et en même temps dépendait de deux autres membres.

Un peu comme pour un moteur qui devrait parfaitement fonctionner, et où chaque élément le composant était interchangeable.

Simple et efficace.

Par petits groupes ils repartirent vers plusieurs aéroports et pour être sûrs de brouiller les pistes, juste au cas où, du dimanche au mardi avant le jour J ils allaient se déplacer dans plusieurs grandes villes et y séjourner quelques heures. Le mardi matin, Ondrej et Marek débarquèrent à Paris-Orly, et un peu après midi ce furent Jaro et Yunus qui arrivèrent à Paris-Charles de Gaulle, presqu’en même temps que Laroslav et Vilèm qui sortaient de leur TGV en provenance de Lyon après avoir atterri à Saint-Exupéry.

Chacune de ces trois paires se rendit sans hâte à son hôtel, la première en voiture et les deux autres par les transports en commun. Quelques sms furent échangés pour signaler leurs positions et les mises en place une fois effectives. Le mardi 11 septembre, sans un fait exprès pour le choix de cette date un peu particulière, à 18 heures précises, toutes les équipes étaient prêtes et en attente du lendemain …

Le jour J tant attendu …

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Livre 4 : A LA FIN …

Posté par plgphilippeloiseaughezzo le 15 juillet 2012

Livre 4 : A LA FIN ... dans philippe loiseau-ghezzo Image-pour-à-la-fin-...2-1024x769

Quelle est cette drôle de rengaine déjà ?

Ah oui : HASARD ou DESTIN ?

Pourquoi certains sont en vie ? Et pas d’autres ? Y aurait-il une justice invisible ? Ou est-ce le destin ?

Est-ce le hasard qui fait et défait les rencontres ? L’adage annonce : qui se ressemble s’assemble … Et il est vrai que l’on ne croise  que des gens qui ont des choses en commun avec lesquels il est bien plus facile de partager.

Ou est-ce le destin qui entremêle des chemins qui étaient tout tracés dès notre naissance ? Les amours naissantes peuvent-elles être les plus fortes ?

Ou bien encore est-ce le destin qui déjoue les pièges du hasard, ou réciproquement le hasard qui se moque bien des voies du destin ? Allez savoir …

Sont-ils amis ? Ou ennemis ?

Opposés ? Ou indissociables ?

Quelle sera donc votre opinion à la fin …

  
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Plan développé au 20-11-2012 – en cours de rédaction des chapitres définitifs …

 

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